De l’huile de jatropha dans le réservoir d’un Boeing 747
Futura-Environnement | | 06.01.09
Lecture rapide

Jatropha curcas. On présente souvent cette plante coriace comme le nouvel or vert. Et pour cause, le fruit de cet arbuste originaire d’Amérique centrale, est riche d’une huile dont la viscosité, proche de celle du diesel, lui vaut l’appellation de biocarburant de seconde génération. Et cela, malgré la haute toxicité dudit fruit et de la sève de cette plante qui a la particularité de pousser sur des sols arides délaissés par la filière agricole.
Boeing avait fait savoir dès 2007 qu’il travaillait à des expérimentations sur ce type de biocarburant, qu’il baptise le « Bio-Jet » en référence au Jet-A, le kérosène traditionnel.
Mais, la grande première a eu lieu plus récemment, le 30 décembre dernier. Un Boeing 747 de la compagnie Air New Zealand a volé dans le ciel néo-zélandais pendant deux heures avec l’un de ses turboréacteurs Rolls Royce RB211 alimenté par un réservoir rempli d’ « huile de jatropha ». Les trois autres réacteurs consommant du carburant classique.
L’appareil a atteint les 35000 pieds sans problème, des tests en amont ayant été réalisés pour s’assurer que l’huile de jatropha ne gelait pas – contrairement au diester – à cette altitude.
Au vu de la réussite de cette première expérimentation grandeur nature, la compagnie Air New Zealand va devoir, pour aller plus loin et envisager un jour de banaliser l’utilisation, sécuriser les champs de cultures de cet arbuste. Des hectares qu’il faudra sélectionner avec précaution. Comme le dit notre confrère de Futura-Sciences, il est en effet complètement inenvisageable d’alimenter les flottes d’avions de ligne avec des carburants produits sur des terres empruntées aux cultures vivrières.
Sur le même thème : biocarburant, jatropha













