« Financer un grossiste du photovoltaïque pour faire décoller ce marché en France »
par | 09.01.09

Pierre Moulin, Consultant indépendant.
A l’heure où les mesures incitatives devraient faire décoller le photovoltaïque en France, ce marché tarde à démarrer. Quelle en est la raison ? La crise économique actuelle, qui sévit au niveau mondial, pourrait en être la cause. Mais, il faut peut-être chercher ailleurs…
Partant d’une prise de conscience gouvernementale, nous avons décidé au cours de ces deux dernières années d’agir sur notre avenir et celui de la planète. Cela s’est traduit par le fait que nous devions développer des énergies éclectiques « propres », en complément de notre énergie nucléaire.
Tout naturellement, nous avons décidé de nous positionner sur des schémas déjà validés dans d’autres pays (Allemagne, Japon, Espagne), et combler, à terme, nos retards dans le solaire photovoltaïque.
En pleine crise du silicium, nous avons mis en place des mesures fiscales pour permettre le lancement et l’essor de ce marché émergent.
Mais où sont les acteurs français à même de le développer ? Comme pour toute mesure incitative, nous devons nous appuyer sur des réseaux d’installateurs agréés. Ces derniers, formés et certifiés à partir de janvier 2008, se trouvent confrontés à des problèmes majeurs : secteur naissant, manque d’expérience, cherté des configurations et difficulté d’approvisionnement.
Les fabricants étrangers ont le champ libre
Le constat est grave : nous ne disposons, en France, d’aucun fabriquant français, ni d’aucun grossiste. Nous laissons les fabricants étrangers se repaître de cette manne. Lesquels ne s’empressent pas d’ouvrir des structures en France, leur production étant déjà absorbée par leurs clients historiques (Allemagne, Espagne…).
Le seul à agir reste notre opérateur historique. Celui -là même qui, contraint de lever sa position de monopole, est en train de s’en recréer un autre, autour de cette technologie.
Nous avons là un vivier à même de faire naître de nouvelles entreprises à vocations internationales. Nous pouvons sauver de l’emploi en favorisant la migration technologique d’entreprises en difficultés, grâce à la création d’un secteur marchand.
Une question se pose dès lors : ne devrions-nous pas envisager de financer d’abord un grossiste français, avant d’investir plus massivement dans les technologies ?
Pour contacter l’auteur : pierreamoulin@aol.com
Sur le même thème : photovoltaïque, Tribune














JACQUEMIN | 9.01.09 à 14.26
Bonjour,
Enfin quelqu’un qui met le doigt sur les vrais problèmes !
Convaincu que votre analyse est bonne, je souhaiterais
vous rencontrer pour que nous partions à la recherche des investisseurs, dans le cadre de votre approche sur la distribution.
D’ailleurs l’appel est lancé, si d’autres veulent se joindre à la démarche.
Cordialement
Joël JACQUEMIN