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De l’Andalousie, on connaissait sa douceur de vivre, les richesses architecturales de Séville et de Grenade ou encore ses succulents tapas à déguster sous un soleil de plomb. Il faudra désormais aussi compter sur l’une des plus grandes tours solaires de la planète : la PS10 et ses 115 mètres de hauteur.
Installé au nord de Séville, l’ouvrage est équipé de 624 immenses miroirs de 10 mètres sur 12 qui réfléchissent les rayons du soleil. Lesquels sont renvoyés en direction d’une réserve d’eau dont l’évaporation permet, par un jeu de tuyauterie, d’alimenter des turbines dont le mouvement produit une puissance électrique de 11 MW.
Trente années de recherche ont été nécessaires à la conception de cet ouvrage qui s’inscrit dans le projet global Solucar. Outre cette tour, la plate-forme solaire andalouse gérée par la société Abengoa Solar comporte aussi des installations photovoltaïques dernier cri. En 2013, l’ensemble du site de Solucar devrait disposer d’une puissance de 300 MW. De quoi satisfaire la consommation électrique de près de 18 000 familles sévillanes et réaliser une économie annuelle de 600 000 tonnes de CO2.
Pour relever ce défi, Abengoa Solar va notamment pouvoir s’appuyer sur sa seconde tour, opérationnelle depuis août dernier. Là encore, les chiffres donnent le vertige. Baptisée PS 20, la cadette mesure 165 mètres de haut et compte 1 255 miroirs solaires.
Trois autres projets semblables
- BrightSource Energy : cette société américaine est l’une des spécialistes mondiales des tours solaires. En juin dernier, BrightSource Energy a inauguré son « Solar Energy Development Center » (SEDC) dans le désert du Néguev en Israël. La compagnie travaille également sur un projet dans le sud de la Californie dont la construction devrait débuter en 2009.
- « Solar project » : Il s’agit d’un projet d’énergie solaire thermique en 3 étapes mené d’abord dans le désert de Mojave aux Etats-Unis, puis en Espagne. Il a été lancé dans les années 70 par le ministère américain de l’Énergie (DOE), la société « Southern California Edison », le département de l’Eau et de l’Energie de Los Angeles et la Commission californienne de l’énergie. Grâce à ses 1818 miroirs, la tour produisait lors de son lancement 10 MW d’électricité. En 1995, elle devient « Solar Two ». Elle utilise alors du sel fondu comme moyen de stockage de l’énergie à la place de l’eau. Pour sa troisième étape, le « Solar Project » s’apprête à s’exporter. Un projet trois fois plus grand que « Solar Two » est actuellement en cours de construction. Il sera basé lui aussi en Andalousie.
- Themis, le projet français : Lancée en 1983, la centrale solaire Thémis (Targasonne - 66) a cessé de produire de l’électricité en 1986 en raison de sa non-rentabilité. En 2007, le projet Pégase du CNRS prépare l’installation sur ce même site d’un futur récepteur solaire prévu pour 2009-2010. Le budget total de l’opération s’élève à environ 6 millions d’euros sur sept ans.
Sur le même thème : concentrated solar power, solaire thermique













