
Le modèle Energy Ball du Suédois Home Energy
Oubliez tout ce que vous connaissiez d’une éolienne. Celles-ci ne ressemblent à aucune autre. Et surtout pas aux grandes pâles imposantes que l’on peut apercevoir par la fenêtre d’un TGV. Il s’agirait plutôt de modèles « petits formats » et designs. Des objets plus élégants, qui s’insèrent en meilleure harmonie dans le paysage, et qui pourraient même recevoir l’onction des architectes des bâtiments de France.
Le premier est signé Philippe Starck. Il est actuellement en cours de fabrication chez Pramac Lifter France (près de Roanne). Le second sort des bureaux d’études de la firme suédoise Home Energy. Et quelque chose me dit qu’on va bientôt voir pousser ces œuvres d’art un peu partout, sur nos toitures.
Partant du principe que personne ne voudrait installer une énorme éolienne dans son jardin, Philippe Starck en a conçu une version « mini », pour le grand public. Ligne élégante, épurée, d’un esthétisme discret. En mettant son talent au service de la planète, le designer veut donner à chacun de nous la possibilité de produire sa propre énergie grâce à la force du vent. Petit plus, on pourra la fixer nous même sur un toit, une terrasse ou dans un jardin. La gamme se décline en six modèles. De l’éolienne bipale fixée sur un mât de 50 à 90 cm de hauteur, à l’éolienne tripale posée sur un poteau allant de 1,5 à 3,8 m de haut.
Une boule suédoise à six pâles
Les petits modèles permettront de produire de 10 à 30% de notre consommation énergétique. Et les plus grands pourront couvrir jusqu’à 60% de nos besoins. Et malheureusement, on n’en saura pas beaucoup plus. Le petit bijou se fait désirer, ce qui n’est pas fait pour déplaire au concepteur, qui entretient ainsi le mystère inhérent à la sortie de sa création. Question prix, nous restons donc dans le vague, d’après l’unique communiqué de presse officiel, on pourrait les trouver à un prix de 300 ou 400 euros, à partir de juin 2009.
Quant à « l’Energy ball », le petit modèle suédois, il a l’allure d’une sphère très étonnante formée de six pâles. L’éolienne mesure 1 ou 2 mètres de diamètre, selon la puissance requise. En revanche, on aura besoin de l’aide du constructeur pour installer « la sculpture ». Et question prix, nous évoluons là encore, dans le secret !

L'éolienne tripale signée Philippe Starck et fabriquée par Pramac
La tentative de réconciliation entre l’esthétisme et l’écologie sera-t-elle couronnée de succès ? La boule suédoise parait s’intégrer merveilleusement au paysage urbain. Et la mini-éolienne de Starck, sur son petit mât, a toutes les chances de bien se commercialiser : elle est peu onéreuse, visuellement discrète et comme sa concurrente du nord, plutôt silencieuse. Mais ses performances restent moyennes sur le plan de la production d’énergie. Le modèle tripale du designer, en revanche, s’annonce à la fois plus efficace et plus puissant.
Sur deux tuiles ou entre trois bégonias, le petit format sera idéal. Pour les sceptiques, pas de panique. Même si la mini-éolienne design ne répondait pas suffisamment à nos besoins énergétiques, on aura toujours une œuvre d’art contemporaine sur le toit ! C’est ce que l’on appelle un investissement, messieurs-dames !
Sur le même thème : Eolien, petit éolien













Jeremy | 6.02.09 à 10.45
Pour que ce soit percutant, on doit réellement avoir des retours sur le coût et l’efficacité énergétique de ces produits. Le ROI est une donnée-clé !