La voiture à hydrogène est parfois annoncée comme la panacée, et certaines personnes, et en premier lieu Georges W. Bush, se sont même aventurées à parler d’ « économie hydrogène ». C’est oublier qu’il faut produire le dihydrogène… Lors de la production du vecteur dihydrogène par électrolyse de l’eau, on perd 30% de l’énergie électrique initiale (et on consomme 9 kg d’eau pour obtenir 1kg de dihydrogène). Il faut ensuite comprimer le gaz obtenu puis le transporter (photo ci-contre), le stocker, et enfin le distribuer, d’où de nouvelles pertes énergétiques importantes.
En bout de chaîne, l’hydrogène alimente une pile à combustible, dont les rendements standards sont aujourd’hui d’environ 50%. Spécialiste des piles à combustible, Ulf Bossel conclut que le rendement global est 4 fois plus faible qu’avec une utilisation de l’électricité pour alimenter une voiture 100% électrique à batterie [10]. Cela signifie que si l’on passait à une économie hydrogène, il faudrait 4 fois plus de centrales électriques que si on passait à une économie basée sur l’électricité. Face à cette réalité, l’hydrogène fait aujourd’hui de moins en moins de bulles [11].
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