
Un problème sur votre système électrique ? Le disjoncteur coupe l’électricité avant que les ennuis s’aggravent. Une suite d’eau sur votre installation ? Les hectolitres continuent de s’écouler… Pour éviter les gaspillages et sécuriser les canalisations, la société Hydrelis propose depuis 2007 le système Clip Flow. Un petit boîtier (16X13 cm) capable d’intervenir en cas d’anomalie sur un réseau d’eau. Malin et économe.
Mettre fin aux gaspillages
« Notre système permet une économie de 15 à 50% pour l’utilisateur. Cela correspond à des volumes considérables » prévient Thierry Sartorius, président d’Hydrelis. Cet ancien d’Eurotunnel s’est lancé dans l’aventure en 2003, histoire de mettre à l’épreuve son tempérament de « créateur ». Pari gagné. Son « Clip Flow » séduit particuliers et entreprises en surveillant la première des ressources rares : l’eau. Parfaitement autonome, son boitier se place en tête du réseau de distribution. Il est capable de détecter les changements brutaux de débit dans les canalisations. En cas d’alerte, « Clip Flow » coupe l’arrivée d’eau le temps de prendre les mesures qui s’imposent. La remise en route se fait ensuite de façon manuelle. Un système facile à utiliser mais aussi à installer. « Il n’y a rien de très technique, il suffit de brancher le module sur la canalisation et ça marche. N’importe quelle personne formée au métier de la plomberie peut le mettre en place ».
Etre informé de sa consommation
Véritable radar à fuites, le « Clip Flow » veille également à informer ses utilisateurs sur leur consommation. Un second boîtier peut ainsi être ajouté à l’installation afin d’informer en temps réel le propriétaire. « Tous nos appareils communiquent via des mini-émetteurs. Les données peuvent être visualisées via un petit écran, être rapatriées sur un PC ou centralisées par internet ». Le dispositif permet ainsi de mieux gérer ses dépenses en eau notamment pour les collectivités dont les robinets sont à usage public. Un bon point pour l’environnement, un autre pour les factures. Seul obstacle : le prix d’achat. Il pourrait refroidir les utilisateurs avec un boîtier à 396 euros hors frais d’installation alors que l’écran de contrôle se négocie lui à 198 euros.
Des projets en cours
Mais avant cette commercialisation, Thierry Sartorius et son équipe (7 salaries aujourd’hui) ont dû soigner les détails. « On est vraiment parti de zéro, on a tout dessiné. On est propriétaires de notre design de A à Z jusqu’aux icônes qui s’affichent à l’écran. Il a également fallu mettre au point des prototypes avec des sous-traitants, les tester, puis préparer les chaînes de fabrication. On n’a pas le droit à la demi-mesure car en terme de sécurité cela doit être du zéro défaut ». Un parcours qui convainc les investisseurs. Au cours de sa jeune histoire, Hydrelis a levé près de 1,5 millions d’euros auprès de financiers et d’industriels. La PME peut donc envisager l’avenir avec confiance. Deux autres projets sont en préparation, l’un pour les professionnels et l’autre pour le très grand public. Confiant mais prudent, Thierry Sartorius reste pour l’instant discret sur ses objectifs de vente dans les années à venir. Eviter les fuites, on le disait.
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Frédéric | 19.02.09 à 14.14
Bonjour,
effectivement ce petit outil a l’air vraiment pratique. Mais suffit-il à pister les faibles fuites d’eau ou ne détecte-t-il qu’une rupture de canalisation ?