La pêche « à voiles » pour réduire la consommation de carburant des chalutiers
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La Tribune | | 17.02.09
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30% du chiffre d’affaires. C’est le montant de la dépendance au gazole pour un navire de pêche. Depuis mai 2007, Pierre-Yves Glorennec d’Axel Vor Technologie planche sur des méthodes naturelles pour limiter cet impact du carburant sur le budget des marins professionnels. Et pourquoi pas la voile ? Antique mais gratuit, l’éolien pourrait faire son apparition sur les chalutiers grâce à sa petite PME de Mellac (Finistère). Mais pas n’importe comment. Il n’est pas si simple d’ajouter une voile sur les navires de nos pêcheurs bretons ou marseillais et il est encore utopique de vouloir passer au « tout-éolien ». Si la force du vent est bien la mère de la navigation, la « culture de la voile » a complètement disparu des ports de pêche. Baptisé Grand Largue, le projet vise donc à automatiser et rationaliser l’utilisation de la force d’Eole dans le cadre d’un système de propulsion hybride performant. Le projet labellisé par le Pôle Mer Bretagne en février 2007 repose notamment sur des innovations déjà utilisées pour la plaisance.
Professeur émérite à l’Insa de Rennes, Pierre-Yves Glorennec a ainsi développé un logiciel capable de décider de l’utilisation optimale des voiles en fonction du vent et des conditions météo. Un système informatique embarqué qui commande également un enrouleur chargé de placer la voile. Le pêcheur peut se concentrer sur ses filets, son bateau navigue entre de bonnes mains. Un premier ligneur de sept mètres a été équipé début 2009 tandis qu’une dizaine de navires issus de plusieurs ports français (Boulogne, Bastia…) attendent leur « voile automatisée ». Le procédé breton couplé à une autre technologie maison de rationalisation de la production d’électricité pourrait pemettre un gain équivalent à 25% de la consommation. La commercialisation devrait débuter à l’automne.














seb38 | 17.02.09 à 14.19
Ce n’est pas un retour en arrière mais bien un bond en avant !
Si l’homme se réapproprie des techniques ancestrales adaptées au progrès technique actuel, il a tout a gagner. Au-delà de cette innovation, on sent les prémisses d’un vrai changement de mentalité et c’est très encouragant !