
Les urbains les plus paresseux n’auront bientôt plus d’excuses pour troquer leur voiture polluante contre un vélo écolo. L’ «Eneloop bike» est une bicyclette électrique signée Sanyo et dotée d’une assistance au pédalage. Jusque là, rien de nouveau puisque de nombreux fabricants commercialisaient déjà ce type d’engin. Seulement l’invention nippone possède « un truc » en plus : elle produit sa propre électricité. L’argument ultime pour rouler vert et sur deux roues en ville.
Une bicyclette, plusieurs innovations
Commercialisé depuis le début du mois au Japon, l’Eneloop Bike attise déjà le buzz. Il faut dire que ce vélo d’un nouveau genre ne manque pas de curiosités, à commencer par un système d’aide au pédalage particulièrement performant. Jugez plutôt, le constructeur nippon promet une répartition de l’effort (en régime optimal) à 30% pour le cycliste contre 70% pour le moteur électrique. Pas encore assez pour s’attaquer aux 21 virages de l’Alpe d’Huez mais déjà suffisant pour convaincre les plus sceptiques d’une utilisation en ville.
D’autant que la monture facilite la vie de son utilisateur lors des montées, en intensifiant son niveau d’assistance électrique. Autre atout, le nouveau vélo de Sanyo dispose de deux roues motrices : l’arrière étant propulsée par le cycliste, celle de devant par le moteur. Une technique qui facilite la stabilité de l’engin et donc la sécurité du pilote.
Recharger sa batterie en roulant
Mais la grosse nouveauté de cet « Eneloop Bike » c’est avant tout son système unique de chargement en marche. Un fonctionnement en circuit fermé qui repose sur l’intégration à l’engin du « Brake Charge System ». Derrière ce patronyme qui « en jette », un procédé permettant d’alimenter la batterie lithium-ion avec l’énergie produite par le vélo lors des descentes et des freinages. Le système compense ainsi l’énergie dépensée dans les côtes. CQFD. Pas de miracle néanmoins, l’autonomie maximale de la monture est fixée à 100 km selon le constructeur. Passé ce seuil fatidique, il faudra recharger ou se contenter de l’énergie de ses mollets.
Sanyo mise beaucoup sur son nouveau bijou pour promouvoir son programme durable « Think GAIA ». Pour l’instant, aucune date d’une éventuelle sortie de sa petite reine en Europe n’a été communiquée par la firme. Il faut dire qu’avec 283 000 bicyclettes électriques vendues en 2007 au pays du soleil levant, Sanyo dispose déjà d’un potentiel de marché conséquent. A condition que les consommateurs puissent y mettre le prix. Le CY-SPA226, le modèle le plus haut de gamme de l’ « Eneloop Bike », est proposé au Japon à 136 290 ¥ soit environ 890 €. Le prix du confort.
Fiche technique - CY-SPA226
Diamètre des roues : 26 pouces
Moteur : 250 W
Transmission : 3 vitesses
Feux avant : 4 phares haute intensité LED blanches
Feux arrières : 3 phares haute intensité LED rouges
Autonomie : 57 km (sans utiliser la recharge en roulant) - 75 km (à l’aide du frein de recharge seulement) - 100 km (en mode automatique)
Batterie : Lithium-ion 25,9 V-5,7 Ah
Temps de charge : environ 3 heures 30 (avec chargeur dédié)
Consommation électrique du chargeur : environ 67 W
Pneus : 26 x 1 3/8-in
Longueur X largeur : 1850 x 570 (mm)
Hauteur de la selle : 750-930 (mm)
Poids : environ 22,8 kg
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Version PDF - 18 pages
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Equipe Jurassic Test | 27.02.09 à 08.25
100km d’autonomie avec seulement 152Wh (25.9V*5.7Ah), avec une répartition de 70% d’énergie pour le moteur électrique ne parait pas possible.
Il faut compter environ 5Wh par km à 25km/h.
Un peu moins si c’est tout plat (mais on n’a rien à récupérer). Un peu plus si ça grimpe.
Si une fois il est disponible en Suisse même comme proto, on aimerait bien le tester lors du Jurassic Test du 15 mai prochain.