Symboles de l’énergie renouvelable, les panneaux photovoltaïques ne sont pour autant pas à l’abri des critiques sur leurs qualités environnementales. Dans l’oeil du cyclone, la présence dans de nombreux modèles de composants réalisés à partir de pétrole. Une sacré contradiction que la société californienne Biosolar aimerait bien gommer dans les prochains mois. Depuis son siège de Santa Clarita, elle vient ainsi d’annoncer le lancement d’une technologie baptisée « Biobacksheet » adaptée aux modules photovoltaïques à couches minces (CIGS et CdTe). Une solution particulièrement écolo puisqu’elle utilise des matériaux à base de végétaux.
Un biomatériau plus léger que le verre
Dans le détail, ce nouveau procédé permet de réaliser la couche arrière des modules grâce aux propriétés des fèves de ricin, un arbrisseau tropical. Fort de cette première, Biosolar pourrait prochainement s’aventurer sur les technologies à base de silicium cristallin, même si les californiens veulent d’abord croire en l’avenir des couches minces. « Les spécialistes des couches minces apparaissent comme de formidables concurrents qui émergent sur le marché mondial de l’énergie solaire et attirent des investissements gigantesques », explique David Lee, CEO de Biosolar.
Un enthousiasme qui ne déplaira pas aux fabricants de modules à couches minces, futurs prospects de Biosolar. Pour les convaincre de passer au renouvelable, David Lee pourra s’appuyer sur son atout majeur : le prix. Si « Biobacksheet » devrait être plus léger que le verre, il devrait disposer de qualités d’étanchéité quasiment similaires. Le tout pour un coût bien plus faible. Un argument qui pourrait aider Biosolar à atteindre son objectif : devenir un fournisseur de référence dans le secteur du photovoltaïque.
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