
Présenté par Marj Lundgren du cabinet architectural White lors de la dernière édition d’Innov’Eco, le projet Hammarby Sjöstad fait figure de must européen en matière d’urbanisme vert. Autrefois immense zone industrielle, l’endroit vise d’ici 2015 les 25 000 habitants pour 10 000 logements. Le tout dans une ambiance écolo à souhait.
Un modèle du genre
A l’origine du projet, un destin Olympique. Au début des années 1990, Stockholm est candidate à l’organisation des jeux d’été de 2004 et rêve d’un village des athlètes éco-responsable. Les jeux se tiendront finalement à Athènes mais le projet résistera à l’échec et les premiers immeubles sortiront de terre entre 1993 et 1995. Depuis, toutes les constructions érigées dans la zone ont été soumises à de sévères normes environnementales. Une démarche qui s’applique également à la réflexion sur le cadre de vie (végétation, arbres, canaux…) et la politique de transports.
L’objectif du projet Hammarby Sjöstad est de fonctionner dans un éco-cycle, c’est à dire de créer un environnement résidentiel basé sur l’utilisation durable des ressources. La consommation d’énergie et les déchets doivent être minimisés, le recyclage maximisé. Ainsi, la combustion des déchets permet de produire de l’électricité et d’alimenter le chauffage urbain à hauteur de 47% de ses besoins. Ce dernier bénéficiant également de la chaleur provenant des eaux usées traitées (34%) et de l’utilisation de bio-carburants (16%). Des procédés qui permettent à l’éco quartier de présenter un impact environnemental inférieur de 50% de celui des zones d’habitations bâties au début des années 1990 à Stockholm.
Multiplier les initiatives
Cette volonté écologique se traduit également dans l’habitat où l’énergie solaire est massivement utilisée. Les projets architecturaux jonglent avec le contexte géothermique (ensoleillement, chaleur…) et proposent de nombreuses astuces technologiques. Comme cet immeuble signé par le cabinet White qui est équipé de stores vénitiens extérieurs à capteurs photovoltaïques. Ou encore ces 900 appartements dotés de cuisinières à biogaz qui affichent un gain de consommation électrique de 20%. Le combustible provenant des boues des eaux usées.
Du côté des infrastructures, Hammarby Sjöstad présente notamment un réseau de transports intégrant bus, trams et navettes fluviales. Il se combine à des pools de voitures mais aussi à de multiples pistes cyclables. Le quartier soigne par ailleurs sa politique de recyclage. Certains immeubles sont par exemple reliés à un réseau souterrain aspirant qui permet d’acheminer les déchets triés directement dans différents conteneurs. La combustion est ensuite réalisée dans une station placée à la périphérie du quartier pour limiter bruit et pollution.
Aller jusqu’au bout de la démarche
Principalement destinés aux étudiants et aux jeunes actifs, les logements de ce petit paradis vert se répartissent entre un tiers de locataires et deux tiers de propriétaires. Des habitants qui pourront surveiller à l’avenir que leur investissement est aussi « durable » que prévu puisqu’Hammarby Sjöstad s’est doté d’un programme d’évaluation de ses objectifs. Selon les chiffres de mai 2008, le projet serait d’ailleurs dans les clous.
Pas une raison pour dévier la ligne de conduite d’un iota. Une campagne d’information a par exemple été menée en mars 2005 pour signaler aux habitants la présence de différentes substances indésirables dans les eaux usées. Parmi elles, le Triclosan que l’on retrouve notamment dans certains dentifrices. Depuis cette alerte, la détection de cette matière s’est nettement amoindrie dans les relevés, les consommateurs ayant opté pour d’autres marques. On n’habite pas un éco-quartier par hasard.

The Hammarby Model
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yahia taiar | 23.03.09 à 21.58
slaut moi yahia taiar a l’algerie moi un étudiant de l’university de farhet abess a setif je suis trés dacord avec vous pour acheter un livre de l’architesture algerienne