C’est la première application de ses créatures un peu étranges. Leur façon de se bouger est si réelle que l’on croirait presque à un canular. Mais, il n’agit pas d’un poisson d’avril. Ces automates à écailles feront bien leurs premiers ronds dans l’eau au large des côtes espagnoles.
Elles seront cinq exactement à veiller à la bonne qualité des eaux du port de Gijon, localité située sur la côte nord de la péninsule ibérique. Cinq carpes ou plutôt cinq robots aux allures de carpe géante, en cours de fabrication actuellement dans les locaux de l’université Essex, en Grande Bretagne.
Chacune sera munie de capteurs chimiques capables de déceler la présence de produits polluants, en surface comme en profondeur. Avec cette nouveauté en plus : ce poisson robot sera capable de gérer son déplacement en parfaite autonomie, grâce là aussi à un système de capteurs intégrés.
20 000 euros pour 1,5 m de long
D’une autonomie annoncée de huit heures environ, le poisson regagnera son bateau pilote chargé d’informations qu’il transmettra via une connexion Wi-Fi. Les données récupérées de cette manière étant ensuite transmises à un centre d’analyse du port de Gijon.
Cette première application en conditions réelles devrait débuter l’année prochaine, une fois que les cinq carpes auront été terminées. Des poissons à l’apparence artificielle, mais au déplacement si naturel.
Ce genre de robot déguisé en carpe n’est pas le premier du genre. En revanche, c’est l’un des premiers à être utilisé pour la protection de l’environnement de façon totalement autonome.
Comme toujours, ce genre de projet à un prix : un peu plus de 20 000 euros, pour un mètre cinquante de long. Reste que quand on regarde l’évolution de l’espèce dans cette autre vidéo disponible sur cette page, on comprend tout de suite le prix de la technologie.
On reste bouche bée… comme une carpe
Retrouvez cet article de Stéphan Julienne sur son blog Futur Immédiat.
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