Vers une réduction des emballages dans la grande distribution britannique
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Triple Pundit | | 08.04.09
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Rentrez de votre supermarché préféré, remplissez votre frigidaire et constatez les dégats. A coup sûr, des dizaines de déchets d’emballage jalonnent le sol de votre cuisine. Après des années d’indifférence, les distributeurs semblent enfin prendre conscience de cet ubuesque gâchis environnemental. A l’exemple de la récente initiative « anti-gaspi » menée par le détaillant britannique Tesco dans deux magasins-pilotes.
Sensibiliser les fournisseurs
Plus grand distributeur du Royaume-Uni, Tesco mène actuellement un projet de six semaines dans ses surfaces de Guildfor et Illminister. Durant cette période, les clients des deux supermarchés pourront décider de laisser sur le lieu de vente les emballages qu’ils jugent inutiles. A l’issue de l’expérience, Tesco reprendra la liste des produits les plus souvent signalés pour essayer de convaincre les fabricants des articles incriminés de réduire le packaging superflu. Un test grandeur nature qui participe à un programme de plus de 3500 initiatives de la marque en matière de réduction des déchets et de recyclage.
Une première étape contre le gaspillage
Outre-Manche, le débat sur les packagings « propres » n’a d’ailleurs pas fini d’agiter l’univers de la grande distribution. Le « Local Government Association » a ainsi récemment proposé la mise en place d’une taxe sur les supermarchés proposant des emballages non-recyclables. Une mesure qui permettrait de financer la filière du recyclage. Mais le mouvement en faveur d’un conditionnement propre des produits pourrait aussi être porté par des fabricants. En réduisant le packaging de ses ordinateurs, le constructeur informatique Dell aurait ainsi réalisé plus de 8 millions de dollars d’économie en 2008. Un chiffre qui pourrait faire réfléchir les futurs mauvais élèves de l’expérience Tesco.
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REMY hervé | 21.08.09 à 10.53
En France, les lobby de la grande distribution ne sont guère en avance. rapporteur pour L’Etat dans le cadre de la Commission Départementale d’Aménagement Commerciale, je suggère dans mes avis d’offrir la possibilité aux consommateurs de se débarrasser des emballages superflus. Les réactions sont tempérées. La texte Eco Cert n’a guère fait évoluer le sur emballage. Elle est compensée dans les prix à le vente, tous comme les taxes Eco des DEE. Bref, c’est toujours le consommateur qui se voit contraint de payer. Quand l’Etat, l’Europe aura t-elle le courage d’obliger les producteurs, revendeurs à revoir leur modes de vente?
En attendant, je continue à suggérer le délaissement des emballages à la sortie de caisse de façon à ce que la prise de conscience se fasse progressivement. Certes, il faut que la grande distribution revoit ses chaînes de la production à la vente, mais si c’est pour faire des gains, je suis certain qu’elle trouveront des idées. Et puis, les idées ne manquent pas, ils suffit de mettre les bonne personnes autour de la tables.