
L’éco-design est tendance, et plus que ça, il devient une étape essentielle pour les entreprises. Mais concevoir et développer un produit tout en intégrant la problématique environnementale n’est pas chose aisée pour les novices. Dans le but de compléter ses connaissances en matière d’éco-design et de faciliter l’accès à l’information, le cabinet Pimliko, qui conseille les entreprises souhaitant faire un pas vers l’éco-conception, va lancer au mois de juin prochain, un observatoire de l’éco-design, en partenariat avec l’Institut français du design et la société de conseil Evea.
L’observatoire comprendra un annuaire réunissant les entreprises du monde de l’éco-conception. Il fournira des dossiers destinés aux ingénieurs et aux bureaux d’études, traitant de différentes études de cas dans le but d’éclairer les entreprises sur ce sujet. Il proposera également une veille internationale pour les PME et les départements marketing-innovation. Brigitte Kahane, fondatrice de Pimliko, nous explique en quoi il est essentiel, pour une entreprise, d’être guidée dans cette démarche et d’être informée sur les tendances de l’éco-conception : « les PME sont à peine sensibilisées à l’éco-design. Le processus est complexe et émergent. Les entreprises ont besoin d’information et de partage. »
Un partenariat d’experts
L’Institut français du design va soutenir ce projet, en tant que centre d’expertise. Il est déjà en contact avec des écoles de designers et le monde de l’entreprise et forme des groupes d’études autour de projets communs. Leur credo : s’attacher à l’intention initiale du concepteur, la valeur éthique de l’objet, son apparence, les matériaux employés et l’intérêt pour l’usager du produit. Il décerne ainsi, chaque année, le label Janus aux produits qui répondent à ces exigences.
Evea, autre partenaire expert, aide chaque entreprise à trouver sa solution environnementale, en termes de formation, d’outillage et surtout d’évaluation. L’une des compétences d’Evea consistant à définir la performance environnementale d’un produit. Dans le cadre de l’observatoire, les produits seront évalués selon certains critères, les matières premières, les transports, la masse et le volume de l’emballage, l’utilisation, la recyclabilité, tout au long du cycle de vie. Les produits évalués par Evea seront ceux qui seront sélectionnés dans les dossiers de veille internationale que proposera l’observatoire de l’éco-design, mais l’évaluation des produits d’une entreprise pourra être effectuée sur demande, si elle le souhaite.
Les initiatives inhérentes à l’éco-design sont nombreuses et passionnantes, mais surtout nécessaires, puisque une étude demandée par le CDRA (Centre du Design Rhône-Alpes) a révélé que seuls 15% des designers intègraient les critères environnementaux au moment de la conception d’un produit. Alors, est-ce dû à une trop faible qualité d’information, ou s’agit-il plutôt d’une question de surcoût généré par cette démarche écologique et innovante? La réponse de Brigitte Kahane est sans appel : « il faudrait sortir des idées reçues. L’éco-conception est un facteur économisant. On peut réduire les coûts sur le transport, les matériaux… c’est possible. Parfois, cela peut être générateur d’investissements, mais ce n’est pas forcement la règle. » Pour ceux qui avaient encore des doutes : à bon entendeur !
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Sirot | 27.04.09 à 20.21
Bravo pour cet observatoire de l’éco-design. Enfin quelqu’un en prend la responsabilité.
François