L’énergie thermique des mers bientôt testée à la Réunion ?
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Energies de la mer | | 16.04.09
Lecture rapide
Imaginée par Jules Verne, conceptualisée par Arsène d’Arsonval et mise au point par Georges Claude, la technique de l’E.T.M (comprendre Energie Thermique des Mers) pourrait bientôt faire le bonheur de l’île de la Réunion. La Région vient en effet de signer une convention avec le constructeur naval français DCNS pour une expérimentation prochaine de cette technologie qui utilise les eaux de surface et les eaux profondes des océans pour produire de l’électricité.
Une chance pour l’île
Il faut dire que la technique a de sérieux arguments. Récupérant l’énergie stockée sous forme de chaleur dans les mers et océans tropicaux, l’E.T.M pourrait permettre de produire dans les 20 ans à venir entre 100 et 150 MW selon les prévisions de l’Agence Régionale de l’Énergie Réunion (ARER). Une belle performance pour une énergie propre, renouvelable et disponible 24h/24h. Mais gare à l’excès d’enthousiasme. Avant de voir jaillir les mégawatts de l’océan, la Réunion devra d’abord vérifier la faisabilité de l’implantation d’une unité E.T.M le long de ses côtes.
Le temps de la réflexion
D’ici la fin 2009, les différents acteurs du projet vont donc plancher sur une étude de faisabilité industrielle. Un travail préparatoire qui permettra de déterminer les contours de l’éventuelle future plateforme (lieu, dimensions, coûts de production…) et de vérifier la rentabilité de son implantation. En cas de conclusions positives, les promoteurs se mettront ensuite en quête de financements européens et français pour la réalisation d’un premier démonstrateur, sans doute à proximité des infrastructures portuaires de l’île.
Un marché d’avenir
Célèbre pour la réalisation des sous-marins nucléaires de la Marine nationale, le constructeur DCNS s’affirme avec ce projet comme le pionnier européen de l’E.T.M. Il croisera sur ce marché des industriels américains (notamment basés à Hawaii), indiens ou encore japonnais. Si cette concurrence s’avère encore limitée, ses rangs pourraient grossir dans les prochaines années. Sur le papier réalisable dans l’ensemble des zones de la ceinture tropicale terrestre, l’E.T.M représente un potentiel économique immense. Jules Verne n’a pas fini de faire rêver.
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Isabelle Malbranche | 21.11.09 à 18.44
Bonjour,
Une remarque cependant, le système ETM actuel circuit ouvert va chercher l’eau des profondeurs des océans autour des 1000m à 4°C mais rejette cette eau réchauffée autour des 20-24°C dans les eaux de surface. Niveau environnemental et concernant la biodiversité ce système peut s’avérer catastrophique (et je suis presque certaine qu’il va s’avérer catastrophique dans peu de temps) car sans être expert retirer de l’eau froide et ajouter de l’eau chaude, ceci augmente la temp, de plus l’eau des profondeurs et l’eau de surface n’ont pas les mêmes caractéristiques et ceci va dérégler la biodiversité sur la zone de refoulement. Il me semble que les océans sont remplis d’hydrates de méthane qui sont instable à un changement de température d’un seul petit degré?.
Si vous avez plus d’info car se sujet m’interesse, imalbranche@hotmail.com
Bonne journée. Isabelle