Cleantech Republic

Jeudi 9 février 2012

Envac, une solution souterraine de collecte des déchets méconnue en France

Déchets | 4 réactions

par Baptiste Roux Dit Riche | Cleantech Republic | 20.04.09

une_envac_090420

En lice pour le marché de l’éco-quartier des Batignolles, le groupe suédois Envac développe des réseaux pneumatiques urbains de tri et de collecte des ordures ménagères. Leader mondial sur son marché, la société affiche des milliers d’installations à travers le monde mais souffre encore d’une discrétion de débutant dans l’Hexagone.

Une nouvelle méthode de traitement des déchets

Les grandes aventures du monde des cleantech naissent parfois d’un événement anodin. Comme cet hôpital suédois en quête d’une solution de traitement automatisé des déchets à la fin des années cinquante. Alors spécialiste des aspirateurs centralisés et fournisseur de l’établissement, la société Envac propose à son client un système d’évacuation basé sur un réseau pneumatique. Un demi-siècle plus tard, l’aspirateur centralisé a fait un flop, mais la solution souterraine de collecte des déchets d’Envac équipe désormais le centre-ville historique de Barcelone, le parc Disneyworld en Floride ou encore l’éco-quartier de Hammarby Sjöstad à Stockholm.

« C’est le même principe qu’un réseau d’assainissement, mais avec des déchets ménagers. On place plusieurs bornes dans un immeuble ou dans une rue, toutes reliées au réseau. Chaque type de déchets possède sa borne. Les déchets sont d’abord stockés temporairement au sein du point de collecte avant d’être captés par un flux d’air venu de l’extérieur de la borne pour parcourir le réseau souterrain jusqu’au terminal, » explique Bruno Martin, directeur marketing d’Envac France. Avec ce procédé les déchets circulent à 70 km/heure sous les pas des urbains, remisant au garage les séculaires camions poubelles de nos villes et donc aussi leurs embouteillages et leurs émissions.

Une image écolo qui explique notamment le succès de la marque dans les pays du Nord et qu’elle s’efforce aujourd’hui de cultiver : « Nous sommes dans un processus permanent de recherche. Nous souhaitons proposer la gestion la plus intelligente possible pour limiter la consommation d’énergie. Il n’est pas question de faire tourner le système en permanence ». Le procédé Envac est ainsi programmé pour collecter les déchets une à deux fois par jour et prévoit aussi les trop-pleins. Lorsque le système détecte une borne pleine, le flux de collecte se déclenche automatiquement.

corps_envac_090420

Convertir la France et ses élus

Installée en France depuis bientôt cinq ans, la filiale française d’Envac part aujourd’hui à la conquête du temps perdu. D’abord en rénovant les trois installations françaises vendues dans des décennies précédentes par des sociétés nationales sous licence. Mais surtout en oeuvrant pour le déploiement de son procédé « révolutionnaire » dans de nouvelles villes. Après avoir récemment remporté le marché de Narbonne, Envac se postionne ainsi aujourd’hui sur des appels d’offres lancés par les municipalités de Romainville ou d’Issy les Moulineaux. Sans oublier, « l’ultra-tendance » éco-quartier des Batignolles.

Dans cette phase de conquête, le coût de la solution peut s’avérer être un handicap. Le procédé nécessite en effet d’importants travaux de déploiement, puisqu’à la différence d’un système comme Setecom, c’est tout un réseau qu’il faut déployer. Et qui dit travaux, dit aussi nuisances pour les locaux : « Ce n’est pas forcément très complexe d’installer un réseau. Vous pouvez décider d’aller vite en « explosant » toute la ville. Nous préférons plutôt commencer par construire un premier terminal et implanter le réseau rue par rue. Cela prend plus de temps, mais cela dérange moins les habitants ».

Face à la concurrence principalement incarnée par le partenariat entre SITA et Ros Roca,  l’entreprise venue du froid entend mettre en avant son hyperspécialité, son expertise technique et surtout la rentabilité offerte par son service. D’autant que le gain d’un marché peut parfois faire des petits. « Quand une ville signe pour un quartier, elle ne peut plus s’arrêter. Car elle n’a plus de camions à entretenir, plus de bacs à laver et à remplacer, et en plus le système fonctionne tous les jours et 24 heures sur 24 », précise fièrement Bruno Martin. Un dirigeant qui aimerait bien faire rapidement « sortir de terre » de nouveaux réseaux de collecte signés Envac.

Vos réactions

laronche | 23.04.09 à 12.29

Très bonne idée.
Le gros reproche à faire est que ça ne va pas insiter les gens est produite moins de déchets !
Il faudrait imaginer une carte à puce individuelle pour permettre l’ouverture des bornes et contabiliser le poids des ordures déposées pour chacun.
Merci.

Toma | 27.04.09 à 13.54

Système ingénieux - ça permettra aussi peut être de trier les bio-déchets!

Gilles | 7.03.10 à 09.59

Je découvre, le procédé… mitigé, la production de déchets et son traitement devient transparent, la prise de conscience afin de diminuer les déchets sera d’autant plus difficile car abstrait. Cependant, rien ne prouve que les poubelles débordantes conscientisent le citoyen…

cecile | 12.03.10 à 13.54

Pourquoi le terminal de collecte se trouve dans une zone habitée? Comment vivre avec 500 m² sur 25 m de haut comme vis-à-vis? Pourquoi un projet aussi colossal pur si peu de foyers concernés?

Partagez, réagissez, complétez, polémiquez ! Avec respect...

Publi-information


Les fournisseurs cleantech sur GreenVivo.com

La TV des éco-innovateurs

27.07.11 | Récompense du geste de tri : CitéGreen prépare un pilote sur le territoire francilien

Toutes les vidéos

Agenda Cleantech

28 février
Cleantuesday, Spécial Salon Agriculture, Paris

20 mars
Réussir son Bilan Carbone®/GES en 2012, petit-déjeuner, Paris

22 et 23 mars
Ecosummit, Smart Green Business Network, Berlin

Suivez-nous sur Twitter

S'abonner à Cleantechrep sur Twitter

Commentez !

C'est vous qui faites vivre l'information, Vous pouvez compléter, hurler, polémiquer... Allez-y, essayez !

Lancez les débats !

A sujets passionnants, débats passionnés. Osez !

Cleantech 100 - Exclusif

La carte de France des EcoQuartiers 2011

Les énergies renouvelables en 50 métiers