
La guerre du lithium serait-elle pour bientôt ? C’est ce que semble en tous cas présager l’annonce, la semaine dernière, par le groupe français Bolloré d’une offre de près de 1,2 milliards de dollars en échange du contrôle des réserves boliviennes du nouvel « or vert ». Une somme à la hauteur des promesses du gisement andin. Situé dans le désert de sel d’Uyuni, dans le sud-ouest du pays, ce dernier contiendrait en effet près de cinq milliards de tonnes de lithium. Soit un tiers des réserves mondiales si l’on en croit les estimations - forcément optimistes - avancées par le gouvernement du président Evo Morales.
Préparer la Bluecar
Au-delà d’une bataille de chiffres, cette récente annonce démontre le potentiel économique des gisements de lithium. Et si le groupe Bolloré met autant d’argent sur la table, c’est qu’il deviendra dans les prochains mois un gros consommateur du métal mou. D’ici juin débutera en effet à Quimper et au Canada l’industrialisation des batteries lithium-polymère de sa future Bluecar, co-réalisée avec Pininfarina. Des chaînes de production qui devraient s’agiter sur un rythme élevé, avec des prévisions de 10 000 voitures en 2010, 20 000 en 2011 et 30 000 en 2012.
La concurrence affûte ses armes
Mais avant d’extraire les ressources boliviennes, le Français devra d’abord convaincre les autorités locales du bien-fondé de son projet. « Nous allons analyser la proposition », a ainsi déclaré le 22 avril Eugenio Mendoza, vice-ministre des Mines à l’issue d’une réunion technique avec Bertrand Chavanes et Thierry Marraud, respectivement conseiller et directeur financier de Bolloré. Une tâche d’autant plus ardue que le petit français devra affronter de redoutables concurrents comme le Sud-Coréen LG ou les Japonais Mitshubishi et Sumitomo. Si tu veux la paix du lithium, prépare la guerre.
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Dronnog | 28.04.09 à 16.31
Encore un coup de couteau dans la croûte terrestre, dans un site absolument unique au monde et encore pour le profit d’un groupe puissant qui agite des dollars sous le nez des gouvernants de pays pauvres, qui souvent succombent à l’appel des sirènes vêtues de vert. Quelle tristesse ! Les boliviens verront-il une once des bénéfices tirés de cette “exploitation” ? La nature va bien finir par nous faire payer cher toutes ces malveillances à son égard et le plus tôt sera le mieux.