Going-Electric exhorte Bruxelles à soutenir le véhicule électrique
par | 30.04.09

La Commission européenne devrait passer en juin la vitesse supérieure sur la question de la voiture électrique via l’adoption d’une communication intitulée « Future of Transport ». Pour l’aider à embrayer, « Going-Electric », l’Association européenne pour les véhicules électriques à batteries, vient tout juste de présenter ses propres recommandations en la matière. L’occasion de mettre la Commission « au courant » des bienfaits de la voiture verte.
Faire de l’Union européenne le leader de la production et de la commercialisation de véhicules électriques. Voilà l’objectif fédérateur de Going-Electric, lobby européen regroupant entreprises, ONG et individus ; tous défenseurs de la propulsion électrique. Dans sa dernière contribution, l’association appelle l’Union à mettre la main au portefeuille pour « doper » le secteur sur le Vieux Continent. Des incitations financières qui bénéficieraient en premier lieu aux constructeurs, puisque dans le schéma imaginé par l’association, ceux-ci seraient soutenus dans leurs programmes de recherche et dans leurs investissements de production.
Autre piste évoquée par Going-Electric : le soutien aux municipalités. C’est en effet ces dernières qui seront chargées de mettre en place les infrastructures publiques de recharge des futures voitures propres. Un chantier de grande envergure pour lequel l’association européenne envisage un système d’aide au financement des bornes de recharge. Un dispositif qui pourrait être couplé à des mesures incitatives visant à favoriser la présence de véhicules électriques en centre-ville ou à offrir des avantages spécifiques aux conducteurs « verts » (circulation dans les voies de bus, parking public gratuit et illimité…).
Provoquer le déclic électrique chez les consommateurs
Mais sans surprise, le volet le plus important des recommandations de l’association concerne directement les consommateurs. Going-Electric rappelle ainsi que seule l’adhésion de l’homo-automobilistus débouchera sur la révolution « verte » dans les transports. Plan de communication, places de stationnement équipées, exemption des péages, la contribution de l’association détaille donc toute une série de propositions pour stimuler l’envie de voitures propres, malgré le surcoût à l’achat. Lobby oblige, l’association ajoute à ces dispositions d’ordre général des propositions d’aides financières comme des primes à l’acquisition ou des taux de TVA réduits sur les voitures propres. Plus polémique, Going-Electric imagine également une hausse d’impôt pour les ménages détenant plus d’une voiture à combustion. Radical…
Généralisées à l’ensemble des 27 pays membres, ces recommandations pourraient constituer un sérieux coup de pouce à une filière pour l’instant balbutiante. Le lobby rappelle d’ailleurs le retard de l’Europe dans le domaine de la voiture électrique. Going-Electric précisant ainsi qu’aux Etats-Unis, les producteurs de batteries, constructeurs de voitures et consommateurs reçoivent déjà des subsides gouvernementaux, tandis que les constructeurs chinois disposent eux d’un avantage significatif en termes de coûts de production. Une mise en garde économique qui pourrait sensibiliser la Commission d’ici juin. Sans même parler de l’atout environnemental. L’usage systématique de véhicules électriques sur des navettes quotidiennes pourrait permettre de réduire la consommation de pétrole de près de 20% en Europe.
Les industriels s’entendent sur une prise de recharge universelle
Elément clé de la démocratisation de la voiture électrique, la généralisation des normes techniques semble en bonne voie. Le 20 avril dernier, plusieurs poids lourds du secteur de l’automobile, associés à des grands groupes énergétiques, présentaient ainsi à la Foire de Hanovre une prise unique de recharge pour les voitures propres. Une prise triphasée, supportant une tension de 400 volts, qui devrait permettre un chargement express des véhicules en seulement quelques minutes. Interopérable, le système s’adaptera donc à toutes les marques et à tous les modèles. Il s’agit là d’une première étape vers la construction d’un réseau international de chargement. Entre l’élaboration de cette norme de référence et sa mise en pratique, il va falloir patienter, aucun calendrier de déploiment n’a pour l’instant été communiqué.Les signataires :
- Constructeurs automobiles : BMW, Daimler, Fiat, Ford, General Motors, Mitsubishi, PSA Peugeot Citroën (la photo du concept C-Cactus électrique de Citroën-ci-dessus), Toyota et Volkswagen.
- Groupes énergétiques : EDF, EnBW, Endesa, Enel, Eon, Npower, RWE et Vattenfall
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velo electrique | 30.04.09 à 09.38
l’importance est où se recharger…