Solusun assiste les industriels dans l’intégration de cellules photovoltaïques
par | 07.05.09

« One Sun, use it ! ». Avec une telle devise, pas étonnant de retrouver Philippe Ethuin à la tête d’une société de solutions solaires. Créée en 2009, Solusun aide les fabricants à intégrer des cellules photovoltaïques dans leurs produits en leur apportant conseils et expertises. Le tout avec le soutien d’Apui, incubateur de l’Ecole des Mines de Douai.
Mais oublions un temps le Nord-Pas de Calais. C’est en effet à des milliers de kilomètres de la ville des géants que débute l’aventure Solusun. Plus précisément sous les latitudes ensoleillées de l’Australie : « Après sept ans comme ingénieur commercial dans l’informatique, je me suis dit que cette vie n’était pas la mienne. Alors, j’ai quitté La Défense pour partir un an là-bas. J’ai rencontré des personnes précurseures dans l’utilisation du photovoltaïque. Ils m’ont transmis le virus », explique Philippe Ethuin. De retour en France à la fin 2005, le futur PDG se rapproche du centre de recherche de l’école des Mines de Douai pour réfléchir à des applications industrielles du photovoltaïque. Après une étude complète du marché, la mise en place d’une veille technologique et la construction d’un banc d’essai, l’ingénieur commercial de formation lance son propre bureau d’études. Solusun est née.
Son objectif ? Conseiller les fabricants désireux de mettre un peu de soleil dans leurs produits en proposant des solutions flexibles et adaptables sur les différents types de supports extérieurs. Cela tombe bien, la demande pour des produits photovoltaïques explose et le petit « plus » solaire est devenu un vrai avantage concurrentiel pour les marques. Hors de question néanmoins pour notre éco-entrepreneur de se contenter de surfer sur la vague verte. « Nous ne voulons pas faire du gadget, mais travailler sur des produits bien pensés et utiles que ce soit dans le mobilier urbain, des produits grand public ou encore l’automobile ». La start-up présentait ainsi en mars au meeting Neorace (62), une Citroën Dyane équipée de panneaux solaires. Ces derniers permettent de récupérer de l’énergie pour l’alimentation de batteries du véhicule et autres applications nomades tels que le GPS et le GSM.
Proposer le meilleur compromis photovoltaïque
Dans sa relation avec les industriels et les marques, Solusun propose une expertise technique, mais aussi une aide au niveau de la conception. « Quitte à faire un nouveau produit, autant bien le faire. C’est pour cela que nous avons un pôle design. Cela permet de refaire le coup de crayon pour intégrer le plus esthétiquement possible la source solaire et ainsi d’explorer avec créativité de nombreux domaines », explique Philippe Ethuin.
Côté technique, tout le jeu va constituer à déterminer quel revêtement convient le mieux au produit du client entre monocristallin, polycristallin ou encore amorphe couche mince. « Nous n’avons pas fait le choix d’une technologie au détriment de toutes les autres. Chaque type de cellule peut avoir son utilité en fonction du contexte d’utilisation ». Ainsi, on optera plutôt pour du monocristallin pour recouvrir un bâtiment du sud de la France alors que l’amorphe conviendra davantage dans les environs de Douai.
Plus généralement, la mission de Solusun pourrait se résumer à une quête perpétuelle de la cellule la plus flexible, la plus productive et la plus esthétique possible. Un challenge parfois compliqué. Philippe Ethuin reconnaît ainsi buter encore sur certains produits, notamment les petits appareils gourmands en énergie (téléphones…). Pour l’instant concentré sur son activité française, Solusun devrait viser dès la fin de l’année le marché européen. D’ici-là, les trois membres de son équipe espèrent boucler un premier tour de table. « Nous allons entamer une levée de fonds, puisque pour l’instant nous avançons sur fonds propres. Nous souhaitons nous rapprocher d’investisseurs qui partagent notre éthique ». Pour séduire les financiers, Solusun pourra faire valoir l’absence de concurrence dans sa spécialité et le lancement prochain des premiers modèles de mobilier urbain solaires, issus d’un projet chapeauté par son équipe. Au risque de faire mentir la traditionnelle formule : rien de nouveau sous le soleil.
54 projets hébergés par Apui, l’incubateur de l’Ecole des Mines de Douai
Avec 54 projets en incubation, dont plus de 60% dans le domaine du développement durable, Apui commence à faire parler de lui au-delà de sa région d’origine. L’incubateur annonçait ainsi la semaine dernière la signature d’un double accord de partenariat avec Castorama et Cray Valley (division résine de Total). De quoi convaincre d’autres porteurs de projets qui s’inspireront peut-être du parcours de Solusun. « L’incubateur a joué le rôle de lien avec le Centre de recherche, et de rampe de lancement pour notre start-up », explique Philippe Ethuin. Pour mémoire, Apui est l’un des trois incubateurs de GENI, la plate-forme d’incubation portée par l’Ecole Centrale de Lille, l’Ecole des Mines de Douai, l’ENSAIT, l’ENSAM Lille et l’ESC Lille.
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Fanjeaux Yves | 11.04.12 à 18.22
J’ai découvert avec surprise et admiration un jeune plein d’audace et d’ingéniosité qui cherche à exposer ses idées et surtout à les mettre en pratique en les commercialisant au meilleur moment. Faites suivre ce message à Philippe, que j’ai connu dans d’autres circonstances mais qui m’a laissé un excellent souvenir. Jo’s Dad