Le verdissement de Dijon passe par une gestion rationalisée de son parc immobilier
par | 04.06.09

Tour à énergie positive (Elithis), bilan carbone prévu d’ici 2010, charte de l’environnement, candidature au label Cit’ergie… En duc bourguignon éco-responsable, François Rebsamen, sénateur-maire de la ville, veut faire de Dijon une référence écologique en France. La vertitude de la cité passe aussi par le déploiement d’un projet, démarré en 2008, de rationalisation de la gestion du patrimoine immobilier. Avec une couverture fonctionnelle qui s’étend de la maintenance technique jusqu’au pilotage des consommations énergétiques.
Réduire les coûts, et en particulier la facture énergétique
Ce projet est né d’un constat : toutes les applications informatiques de gestion immobilière existantes – inventaire, demandes d’intervention, gestion de baux, gestion de charges, etc. – étaient cloisonnées, sans possibilité de communiquer entre elles. Une vaste consultation a été initiée en 2006 en vue de casser ces silos logiciels, de fédérer tous ces modules et de consolider l’ensemble des actions autour du bâtiment dans un système d’information global. « Il s’agissait de repenser la circulation de l’information entre les services », explique Xavier Lenoir, Directeur des Systèmes d’Information et des Télécommunications (DSI&T) de la ville. Le projet a été l’occasion de faire collaborer des personnes de différents métiers - architecture, maintenance des bâtiments, sécurité civile, gestion locative, etc. -, « qui par nature ne considéraient auparavant que leur propre besoin ».
Fin 2007, à l’issue de l’audit des candidats à l’appel d’offre, la DSI de la ville a jeté son dévolu sur Vizelia, un éditeur français de gestion du patrimoine immobilier. Le déploiement de la solution logicielle a démarré en mars 2008. Ce qui s’est traduit par la mise en place d’un référentiel commun donnant à tous les services de la municipalité une vue identique des bâtiments (écoles, bibliothèques, locaux administratifs, etc.). « Nous avons apprécié la capacité de Vizelia à adhérer à une gestion unifiée des biens immobiliers », indique Xavier Lenoir. Une vue unifiée qui engage la ville dans une démarche de réduction de coûts.

« Difficile de commencer un régime sans balance »
La facture énergétique ne déroge pas à cette chasse au gaspi. Le module de pilotage des énergies de Vizelia a été installé en début d’année 2009. « Nous n’avons pas encore assez de recul, mais cette fonction va nous permettre de suivre de façon proactive et en temps réel le bilan énergétique des immeubles de la ville », précise Xavier Lenoir. Aujourd’hui, une quinzaine de bâtiments bénéficient d’un tableau de bord énergétique. « On manquait d’outils de mesure, dit Xavier Lenoir. Il était difficile de commencer un régime sans balance. »
Le DSI voit Vizelia comme un véritable partenaire, qui s’est impliqué dans l’installation de capteurs de mesure : pose d’équipements sur les compteurs électriques, télé-relevé de ces compteurs, sondes de température… Un travail à trois – Dijon, Vizelia, Lyonnaise des Eaux – a même été entamé pour remonter et superviser le fluide eau. « Un partenariat a été noué avec la Lyonnaise pour comprendre leur protocole de transfert de données, rapporte Xavier Lenoir. Une même approche partenariale a été retenue avec ERDF. »
A terme, ce sont les 1.000.000 m2 des 1600 bâtiments de la ville qui seront sous contrôle de la solution de Vizelia. Pour l’heure, le système est utilisé par une centaine d’agents. A terme, il deviendra l’outil de travail des quelque 4000 agents dijonnais.
Au vu des premiers retours positifs du nouveau système, Xavier Lenoir n’exclut pas d’appliquer la solution à la gestion d’autres actifs, comme les espaces verts, les flottes automobile, voire pourquoi pas, le parc informatique lui-même…
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