« Les projets de géothermie basse énergie devraient se lancer en pagaille »
par | 12.06.09
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Doit-on parler de la géothermie ou des géothermies ?
On distingue trois types de techniques. La géothermie superficielle qui consiste à aller capter l’énergie dans les 100 premiers mètres sous terre. Elle est adaptée pour de petits usages. On extrait l’eau entre 10 et 15°C pour ensuite la rehausser à l’aide d’une pompe à chaleur. Il y a aussi la géothermie « basse énergie » qui correspond à un usage de plus grande dimension. Cela concerne des réseaux urbains avec des profondeurs allant de 120 à 200 mètres pour des températures d’eau de 50 à 80°C. Enfin, la dernière technique consiste à produire de l’électricité grâce à l’énergie contenue sous la terre. Cela concerne les régions volcaniques comme les DOM.
Est-ce toujours une technologie risquée ?
Non. Désormais, la géothermie est sûre et mature, car nous bénéficions d’une expérience de près de trente ans. Aujourd’hui, le seul risque est géologique. Il convient de savoir si on trouvera de l’eau chaude à l’endroit où on creuse. Grâce à un système d’assurance, ce risque a quasiment disparu en Ile-de-France. Dans les autres régions, ce sont les pionniers qui prennent les risques, mais nous travaillons actuellement avec l’Ademe pour protéger leurs futurs projets.
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