« Les projets de géothermie basse énergie devraient se lancer en pagaille »
par | 12.06.09
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Peut-on évaluer le potentiel de la géothermie en France ?
Il est conséquent. Le Grenelle de l’environnement a fixé un objectif de 1,3 millions de tonnes équivalent pétrole à l’horizon 2020. Cela promet un sérieux développement du marché de la géothermie en France. L’Ile-de-France devrait être en première ligne, mais aussi l’Aquitaine avec une quinzaine d’opérations, le sillon rhodanien, l’Alsace, la région de Clermont-Ferrand, ou à moindre échelle la Bresse. Dans les DOM, l’idée serait de produire 200 MW d’électricité par cette technique d’ici à 2020.
Des projets qui vont demander de gros investissements…
Tout dépend des températures que l’on recherche. Si vous récupérez une eau à 30°C pour la transformer en un réseau de vapeur, alors l’infrastructure coûtera forcément très chère. Mais pour une maison individuelle, la géothermie va être au contraire très abordable. A titre d’exemple, les futurs projets franciliens de réseaux urbains se chiffrent autour de 10 millions d’euros l’unité. On constate enfin que certaines opérations dans le tertiaire collectif se font sans l’aide de subventions. Cela montre que la géothermie peut donc être rentable.
Peut-on s’attendre à des innovations technologiques ?
Les plus grandes avancées se font actuellement sur les pompes à chaleur. Les procédés de captation s’améliorent de sorte qu’on est désormais capable de capter davantage d’énergie sans descendre plus en profondeur. Au niveau de la géothermie basse énergie, il n’y a pas vraiment de rupture technologique à attendre. La technique est issue de l’industrie pétrolière. Le coût du forage baissera à l’aune des évolutions dans ce secteur.
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