« Nous rusons pour amener mère nature à découper le silicium comme un diamant »
par Annabelle Bouard | Cleantech Republic | 15.06.09
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En matière d’efficacité de conversion photovoltaïque, rien ne vaut le silicium monocristallin. Mais il reste cher à produire. Pour atteindre la baisse des coûts qui permettra l’expansion du marché, certaines sociétés explorent de nouvelles technologies photovoltaïques moins chères mais moins efficaces – celles à base de couches minces par exemple. Afin de ne pas avoir à transiger au niveau de l’efficacité, Silicon Genesis (SiGen) propose de baisser drastiquement le coût de production des galettes de silicium monocristallin qui servent à la fabrication des cellules solaires. Entretien avec François Henley, CEO de SiGen.
Cleantech Republic : SiGen existe depuis plus de dix ans et s’est récemment positionné sur le marché du photovoltaïque. Pouvez-vous retracer brièvement l’histoire de la société?
François Henley : SiGen a été créée en 1997 pour développer des substrats semi-conducteurs*. Nous étions impliqués dans la fabrication de wafers et de substrats depuis plus de 10 ans lorsque nous avons diversifié nos activités il y a deux ans pour nous positionner dans le solaire. Nous sommes en train de concevoir un système de fabrication de wafers à haut volume.
Qu’est ce que votre procédé de fabrication de galettes de silicium a de particulier ?
Notre technologie PolyMax innove en découpant des wafers sans employer de scie à fil**. Nous utilisons un faisceau de protons, puis un léger procédé thermique. Notre procédé n’entraîne absolument aucune perte de matériau à la découpe.
(*) Silicon on Insulator ou SOI, et autres structures multi-couches pour les industries micro-électronique et opto-électronique
(**) Le processus classique de fabrication d’un wafer passe par la découpe en tranches d’un lingot de silicium selon un procédé mécanique
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