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Les voitures électriques n’attendront pas le bon vouloir de Peugeot et Renault
Retour sur le plancher des vaches. « Nous n’avons plus de voitures électriques en fonction, hormis quelques prototypes en test, rétorque Patrick au mal informés que nous sommes. Trop de problèmes dus aux batteries nickel cadmium, anti-écologiques et abandonnées par la Commission européenne le 1er janvier 2006 ». Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, cependant, les projets de développement de véhicules électriques de nouvelle génération se sont accélérés. Et ils ne sont pas uniquement le fait de nos constructeurs nationaux qui peinent à se défaire de leurs moteurs thermiques, qu’ils s’obstinent d’ailleurs à rendre sobres en carburant. Pas la bonne direction. Mais comme le rappelle malicieusement Patrick Widloecher, « ce ne sont pas les fabricants de fiacres qui sont devenus des constructeurs automobiles, ni ceux des premiers avions qui ont inventé l’avion à réaction… ».
De nouveaux « constructeurs », justement, parfois inattendus, connaissent des aventures diverses. Michelin a programmé d’intégrer des moteurs électriques dans les roues ; Dassault dispose d’une expertise réputée dans les blocs de propulsion électrique, mais serait sur le point de céder cette activité ; Venturi poursuit le développement d’une gamme déjà fournie alors que le - jusqu’ici - carrossier Heuliez joue sa survie sur ce coup. Chez Bolloré, en revanche, « on attend de voir ses nouveaux véhicules électriques rouler pour se faire une idée de l’efficacité ou non d’une technologie batteries qu’il est le seul au monde à développer », remarque Patrick Widloecher.
La Poste gère l’appel d’offre collectif de véhicules électriques
Un appel d’offre pour une production enfin cohérente de véhicules électriques - 100 000 unités - devrait être lancé fin juin. Ce projet fédère les ambitions d’autres entreprises de taille telles EDF, France Télécom, Veolia ou Suez, en la matière. Mais c’est La Poste, forte de son expérience de première entreprise au monde dans les années 90 avec 700 véhicules électriques dans son parc qui gère cet appel d’offre, après en avoir élaboré de façon partagée le cahier des charges.
Car l’entreprise est convaincue. Les prototypes de véhicules électriques type Kangoo testés par La Poste dès octobre 2005 ont pleinement satisfait. Et comme l’innovation, souvent, déclenche un effet cascade d’avantages collatéraux, la conduite de tels véhicules, qui roulent sans aucun autre bruit que le vent qui souffle sur le pare-brise et dépourvus de boîte de vitesses manuelles, réduit le taux d’accidents ou de simples accrochages de leurs conducteurs de 70 % ! La même expérience prouve également un recul du taux d’absentéisme de six jours par an en moyenne. Effet antistress ? « Sans compter, souligne Patrick Widloecher, le coût des réparations en moins. »
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Olivier B | 1.07.09 à 13.34
La poste a vendu ses avions, ok… mais d’où sortent les beaux avions jaunes de “PostEurope” qui effectuent, me semble-t-il, des rotations étrangement similaires ?
Certaines destinations sont toujours desservies par avion. Pas du tout choquant en soit… encore faut il le préciser. Bravo en tout cas pour la démarche.