On prête beaucoup de vertus au jatropha, cette plante oléagineuse dont l’huile renfermée dans son fruit serait une excellente candidate aux biocarburants de seconde génération. Celle-ci pousse en effet dans des zones semi-arides qui n’entreraient pas en concurrence avec les sols réservés à la production alimentaire. Pas si sûr. Dans un rapport tout récemment publié, intitulée « Jatropha – Wonder Crop ? Experience for Swaziland », les Amis de la Terre Swaziland et Royaume-Uni dénonce le mirage du jatropha. Extrait : « Le jatropha peut effectivement pousser dans des conditions semi-arides, mais il est par contre très improbable que les rendements soient suffisamment élevés pour permettre aux paysans d’en tirer un bénéfice. Alors que le Swaziland dispose de rares ressources en eau, certains paysans ayant planté du jatropha ont constaté que la plante devait être arrosée régulièrement. D’autres paysans ont transformé des terres jusqu’ici dédiées à la production alimentaire en cultures de jatropha. » Cette enquête s’oppose aux arguments avancés par la firme britannique D1 Oils. L’association demande à l’Union européenne de « prendre en compte les impacts du jatropha dans l’étude qu’elle mènera en 2010 sur les changements d’affectation des sols à cause des agrocarburants, et de réviser son objectif d’incorporation de 10% en conséquence. »
Sur le même thème : biocarburant, jatropha













La Fleur Dakar | 24.06.09 à 09.27
Pourquoi tant de désinformation ! Que veux dire ”ont constaté que la plante devait-être arrosée régulièrement” Je cultive le Jatropha en Afrique depuis 5 ans, je sais de quoi je parle. Un plant de Jatropha à besoin de 100l d’eau par an et puis c’est tout (pour imiter un entraineur que l’on connait bien)