Secrétaire d’Etat aux technologies vertes : le casting de Cleantech Republic
par | 24.06.09

Dans le cadre de l’élargissement des attributions de son ministère, Jean-Louis Borloo a annoncé ce matin sur France Info qu’un secrétaire d’Etat ou un haut-commissaire en charge des technologies vertes serait prochainement créé. Dans une quinzaine de jours a-t-il confié à nos confrères. Profil du candidat : « Il faut que cela soit quelqu’un qui ait une grande compétence scientifique mais pas seulement. [..] On est dans une course contre-la-montre. Il faut quelqu’un qui soit capable d’avoir une dimension mondiale, de nous dire les technologies les plus pertinentes pour investir. » L’heureux élu se trouve peut-être dans ce casting concocté par Cleantech Republic. Et vous, quel est votre pronostic ?
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Jean-Marc Jancovici, consultant auprès de divers organismes publics et privés sur les questions du changement climatique.
Ses atouts : Né en 1962, ce polytechnicien de formation est spécialiste des domaines de l’énergie et du climat. C’est un homme engagé, l’un des fervents défenseurs de la « fiscalité carbone ». Il est auteur (ou co-auteur) de nombreux ouvrages sur le changement climatique (« Le plein s’il vous plaît », « Le changement climatique expliqué à ma fille », et en début d’année « C’est maintenant »). Certes ingénieur, a-t-il une connaissance suffisamment aiguisée des cleantechs dans lesquelles la France doit d’urgence investir…
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Thierry Chambolle, Président de la Commission énergie de l’Académie des Technologies.
Ses atouts : Ce diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées est l’auteur du rapport intitulé « Plan d’action pour favoriser l’investissement et la création d’entreprises dans le domaine des Eco-technologies » et remis au Premier Ministre en octobre 2006. Il a travaillé pour des grands industriels de l’environnement (Lyonnaise des eaux, Suez). Il assure diverses présidences et notamment celles de la Commission de l’Energie du Comité Français de la Chambre de Commerce Internationale, du Comité du Changement Climatique du MEDEF, du Comité Consultatif de l’AERES. Un candidat bien armé.
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Jean Jouzel, Vice-président du GIEC.
Ses atouts : C’est un scientifique mondialement reconnu. Ses analyses de la glace de l’Antarctique et du Groenland permettant de connaître le climat terrestre passé (paléoclimat) bénéficient d’un rayonnement international. Il est par ailleurs vice-président du GIEC et Président du Conseil d’administration de l’Institut polaire français Paul Emile Victor (IPEV). Il a publié en tant que co-auteur près de 45 articles dans les prestigieuses revues scientifiques Nature et Science. En 2007, il a partagé avec Al Gore et les autres scientifiques membres du GIEC le Prix Nobel de la Paix. Maintenant, le champ technologique des cleantechs diffèrent quelque peu de celui de la climatologie…
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Claude Allègre, Ancien ministre de l’Education nationale, de la recherche et de l’industrie de 1997 à 2000 (gouvernement Jospin).
Ses atouts : Ce géochimiste n’a de cesse de vulgariser la science. Il a reçu la Médaille d’or du CNRS en 1994. Nicolas Sarkozy a déclaré en février 2008 qu’il aimerait travailler avec lui. En août 2008, le Président français - président en exercice du Conseil européen - a confié à l’ancien ministre socialiste le soin d’organiser les Assises européennes de l’innovation. Toutefois, à l’heure de la belle percée de l’écologie politique aux dernières élections européennes, ses positions, que certains jugent « révisionnistes », sur l’origine et l’évolution du réchauffement climatique, ainsi que sur le développement durable s’avèrent très controversées dans les milieux scientifiques, ceux de ses pairs.
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Corinne Lepage, Fondatrice de Cap21.
Ses atouts : Diplômée de Sciences-Po Paris et docteur en droit public, cette femme politique française se réclame de l’écologie politique, très tendance. Elle a été ministre de l’Environnement sous le gouvernement Juppé. Elle a écrit de nombreux ouvrages (”Bien gérer l’environnement, une chance pour l’entreprise”, “De l’Écologie hors de l’imposture et de l’opportunisme”, “Vivre autrement”). Elle a rejoint les rangs du Modem à l’issue de l’élection présidentielle de 2007. Suivra-t-elle les pas de Michel Mercier, trésorier du Modem et nommé ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire à l’issue du remaniement ministériel. D’autant que, selon nos sources, elle sait travailler ses dossiers en profondeur.
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Jean-Claude Andréini, Président du Pexe.
Ses atouts : Ce chef d’entreprise (Burgeap, un bureau d’études indépendant, né en 1939, spécialiste de l’environnement et de l’aide publique au développement) maîtrise, pour le moins, les enjeux liés aux technologies vertes. Il participe au Cosei (Comité stratégique des éco-industries) et milite pour la promotion à l’international des PME éco-innovantes nationales de par sa double fonction de Président du Pexe (Plan export des éco-entreprises) et du Club Ademe International.
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Jean-Marc Merillot, Directeur de la recherche à l’Ademe.
Ses atouts : Sa position à l’Agence de l’Environnement et la Maîtrise de l’Energie lui offre une bonne légitimité. Il a été impliqué dans le montage du Plan Ecotech 2012 et du récent appel à projets concernant les éco-technologies dont l’objectif est de soutenir des projets pilotes et de démonstration à fort potentiel économique et environnemental et des phases de démonstration pour des écotechnologies et des services innovants, avec des perspectives de mise sur le marché relativement proches d’environ 2 à 5 ans. A-t-il cependant une dimension suffisamment internationale ?
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Les présidents de pôle de compétitivité
Leurs atouts : L’atout est à chercher dans la fonction. Ils sont à la tête de ces pôles de compétitivité (dont un, Axelera, est à vocation mondiale) qui contribuent, par leur soutien et leur action, à l’émergence d’innovations dans les technologies vertes, et à la fédération d’acteurs (recherche, grandes entreprises, pme…) à même de faire naître les champions cleantech français de demain.
Bruno Allenet, Président de Axelera ; Serge Durand, Président de Capenergies ; André Joffre, Président de Derbi ; Claude Graff, Président de Tenerrdis.


















Fred | 24.06.09 à 21.30
Le top ca serait Jancovici, mais ca m’étonnerait, trop “grande gueule”, pas assez politicard pour ca