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140 milliards de dollars. C’est la somme que le gouvernement chinois a annoncé hier vouloir consacrer à ses futurs gisements éoliens prévus pour 2020. Sept unités, d’une capacité minimale de 10 GW chacune, afficheront à terme une puissance cumulée de près de 120 GW, soit 8% de la capacité électrique estimée de la Chine en 2020. Loin d’être du vent pour un pays qui, après des années de développement incontrôlé, semble aujourd’hui décidé à mélanger un peu plus le rouge et le vert.
Industrialiser les régions en retrait
Un revirement stratégique dont les avantages ne devraient pas se limiter à l’environnement. Le passage aux énergies renouvelables pourrait en effet également représenter un outil précieux pour l’aménagement du vaste territoire chinois. Un souhait notamment émis hier lors de l’annonce de ces nouvelles centrales éoliennes par Shi Pengfei, Directeur adjoint aux énergies renouvelables de l’Administration nationale de l’énergie. Alors que les éoliennes existantes sont pour l’instant majoritairement situées dans le nord du pays et les régions côtières, les futures unités viendront « peupler » d’autres territoires. On devrait ainsi ressentir le « vent nouveau » dans les provinces du Gansu, du Hebei et du Jiangsu ou encore en Mongolie intérieure.
Privilégier les éoliennes chinoises
Pour l’instant, l’incertitude porte surtout sur l’éventuelle intégration de ces investissements éoliens dans les quelques 585 milliards de dollars du plan national de relance de la Chine. Une question de taille en raison de la récente décision du gouvernement d’instituer une politique du « Buy Chinese ». Dans les faits, les responsables de projets soutenus par le plan de relance doivent désormais obtenir l’accord du gouvernement avant d’acheter des biens et services. L’idée étant de favoriser les fabricants nationaux. De quoi provoquer l’inquiétude des fabricants étrangers (Suzlon, Gamesa, Vestas…) qui craignent de se faire « souffler » le prometteur marché de l’éolien chinois. Des industriels qui espèrent donc que la présence d’unités de production en Chine sera jugée comme suffisante par les autorités pour être considéré comme un fabricant national.













edouard | 30.06.09 à 21.06
10 gigas … bravo !
on a l’air de minables, avec nos éoliennes de 2 gigas