Vegetal & Mineral Water lance ses bouteilles « 100% bioplastique »
par | 02.07.09
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Tout le monde en a entendu parler. Mais, avez-vous déjà utilisé un produit en bioplastique ? Patience ! D’ici quelques mois seront disponibles des bouteilles d’eau minérale entièrement bio. Compostables en soixante jours, 100% végétales et sans OGM, recyclables et recyclées, ces bouteilles éditées par Vegetal & Mineral Water, sont « made in France » et… uniques au monde.
Un produit totalement végétal et dopé aux nanoparticules d’argile
Aux commandes de la PME champenoise, Pascal Bastien, un serial entrepreneur, a investi un million d’euros (en partie financé par la région Champagne-Ardenne) et trois années de sa vie bien remplie pour formuler correctement son bioplastique et mettre au point le processus de fabrication.
« Je souhaitais une bouteille parfaitement translucide, non cassante, pouvant contenir de l’eau gazeuse, et surtout 100% végétale », explique Pascal Bastien. Fournis par le Normand NaturePlast, pas moins de neuf PLA différents (à base d’amidon de maïs) ont été étudiés en partenariat avec le LEMPE (Laboratoire d’Étude des Materiaux Polymères d’Emballage), une entité de l’Université de Reims. « Nous voulions notamment vérifier que notre PLA n’était pas issu de maïs transgénique », précise Pascal Bastien.
Le produit final fait un sans faute et se révèle parfaitement inédit, les concurrents américains ayant choisi un PLA mutant. Cent pour cent végétal, bouchon compris, muni d’une étiquette en acétate de cellulose (comme les premières briques de Lego !), imprimée avec de l’encre végétale. Seule petite entorse, l’ajout de nanoparticules d’argile pour renforcer l’effet barrière du PLA, c’est à dire améliorer l’étanchéité du flacon et sa résistance à la pression (2 bars).
Coté design, le choix est infini. Vegetal & Mineral Water se fait fort de développer une nouvelle bouteille en trois mois pour une quantité minimum de 5000 à 10 000 unités. « Nous pouvons proposer de très petites quantités, car nous avons inventé un nouveau type de moule, beaucoup moins cher à fabriquer », dévoile Pascal Bastien. Revers de la médaille : de faibles cadences de production. Qu’importe, là n’est pas l’ambition du projet.
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