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Samedi 31 juillet 2010

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Energies renouvelables marines : il ne faut pas rater la bonne vague

Energie | 1 réaction

par Stéphane Parpinelli | Cleantech Republic | 07.07.09

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Le 11 juin dernier, à Lille, se tenait un atelier sur les énergies marines dans le cadre du congrès « Ecotechnologies pour le futur ». L’occasion de dresser un état des lieux de la filière en France. Avec une nouvelle rafraîchissante en pleine période de Grenelle de la Mer : deux jours avant, le 8 juin, à l’occasion des 25 ans de l’Ifremer, Jean-Louis Borloo annonçait un budget de 100 millions d’euros à destination des énergies renouvelables marines (ERM), contre 30 millions d’euros pour la précédente enveloppe.

Cette aide se destinera notamment à l’expérimentation de nouveaux prototypes développés dans le champ des ERM (hydrolien, éolien offshore, houlomoteur, marémoteur, énergie thermique des mers,…).

« Nous avons soutenu les projets sur les énergies marines à hauteur de 2 millions d’euros sur cinq ans. Même si on ne sait pas encore comment seront ventilés ces 100 M€, nous vivons un vrai changement d’échelle », a lancé tout de go Vincent Guénard, de l’Ademe. Cela sachant qu’une partie de cette somme sera versée au bénéfice du Fonds Démonstrateur de recherche.

Le gouvernement attend des experts qu’ils donnent de vraies orientations et axes de développement de la filière. « C’est l’essence même d’Ipanema (ndlr, Initiative PArtenariale pour l’Emergence des Energies MArines) qui comptent désormais plus de 90 adhérents », indique Michel Paillard, chef de projet Energies Marines à l’Ifremer et co-auteur de l’ouvrage « Energies renouvelables marines : Etude prospective à l’horizon 2030 » paru aux Editions Quae.

Sur les 23% d’énergies renouvelables (consommation finale) fixées par le Grenelle en 2020, un scénario normatif consisterait à tabler sur 2,5 % d’origine marine (hors éolien offshore). Cela supposerait que la mise au point des machines soient déjà bien avancées. Or, d’une part, les engins français ne courent pas encore les rues, ou plutôt les océans ; d’autre part, le premier centre d’essais en mer n’est pas encore opérationnel, il le sera en milieu d’année 2010.

Un à deux ans pour l’étude d’impact environnemental

Situé au large du Croisic, ce centre d’expérimentation, baptisée le SEM-REV (Site d’Expérimentation en Mer pour la Récupération de l’Energie des Vagues), est piloté par l’Ecole Centrale de Nantes et le CNRS, avec le soutien de l’Etat, de la région des Pays de Loire et du Département de Loire Atlantique. Le budget alloué à ce projet s’élève à 5,8 millions d’euros. Comme pour une zone destinée à la production, SEM-REV n’a pas dérogé aux longues étapes de caractérisation de site et d’études d’impact. Selon Hakim Mouslim, ingénieur de projet au laboratoire de mécanique des fluides de l’unité mixte CNRS/ECN, les phases amont de préparation du site – incluant l’ingénierie technique et les études d’impact – peuvent durer de deux à trois ans.

« Une étude d’impact peut prendre un ou deux ans et coûter de 1 à 2 millions d’euros », renchérit Didier Grosdemange, co-fondateur de In Vivo Environnement. Un coût auquel le développeur devra rajouter le coût de raccordement, de l’ordre de 1 million d’euros le kilomètre de raccordement. Et cela, alors qu’au Royaume-Uni, ce coût est pris en charge par l’Etat. Autre avantage des îles britanniques, le prix de rachat de l’électricité tirée des énergies marines, compris entre 27 et 30 centimes d’euros le kilowattheure, « quand il est, en France, fixé à 15 centimes d’euros », déplore David Lemarquis, chef de projet énergies marines chez Poweo.

Alors, si les 100 millions d’euros annoncés par le ministre d’Etat sont un signal fort et encourageant, il reste encore beaucoup de freins à lever avant un véritable essor en France des ERM. Pour cela, il va falloir redoubler d’efforts et « partir à la conquête des océans comme on a fait la conquête de l’espace, a déclaré Jean-Louis Borloo, le 8 juin dernier. La Terre ne suffira pas à sauver la Terre. » Allez, on se jette tous à l’eau.

Pour en savoir plus

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Vos réactions

JLM (Réunion) | 8.07.09 à 17.53

‘O mer, nul ne connait tes richesses intimes’.
On se jette tous à l’eau.
L’énergie des mers et des oceans: Une mine d’or inépuisable.
Merci Mr le ministre.

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