La Ratp et Alstom expérimentent un tramway économe en énergie
Efficacité énergétique | Aucune réaction
par | 07.07.09

Après le train (Bombardier) ou l’autobus (Watt), c’est désormais au tour du tramway de s’engager sur des voies plus vertes. La semaine dernière, la RATP annonçait en effet le lancement d’ici la fin de l’année de l’expérimentation de son projet Steem (Système de Tramway à Efficacité Energétique Maximisée). Un programme qui vise à équiper sa ligne T3 d’une rame Citadis signée Alstom et dotée des toutes dernières technologies en matière d’économie d’énergie.
Une recharge par « biberonnag »
A son bord : des supercondensateurs chargés de stocker l’énergie générée lors les phases de freinage ou captée via un étonnant système de recharge par « biberonnage ». Comprenez un procédé qui va offrir en 20 secondes assez d’énergie à la rame pour parcourir plusieurs centaines de mètres. En pratique, lors d’un arrêt en station, le pantographe du Tramway va ainsi se lever pour recharger les supercondensateurs puis s’abaisser pour laisser la rame continuer sa route. Complété par une station expérimentale de recharge rapide située à l’atelier de remisage de Lucotte, le dispositif permet au Tramway de fonctionner en parfaite autonomie et en se passant de disgracieuses lignes aériennes de contact. Mais surtout en maximisant sa consommation d’énergie. L’invention pourrait ainsi permettre de réaliser des économies d’énergie de près de 30% par rapport à un système « classique ».
Un tramway nommé désir
Financé par le Predit (Programme national de Recherche d’Expérimentation et d’Innovation dans les Transports Terrestres) et l’Ademe, la genèse du projet Steem remonte à la fin 2007, date des premiers travaux de recherche d’Alstom. Un an plus tard, le fabricant concrétisait ses efforts avec la livraison à la RATP de sa première rame de tramway équipée de supercondensateurs. Fort d’essais hors passagers convaincants, le projet Steem a depuis reçu en juin l’homologation de CERTIFER, l’agence française de certification ferroviaire. Aujourd’hui, le tramway prototype de la ligne « Pont du Garigliano-Porte d’Ivry » n’attend donc plus que ses premiers usagers pour tester sa fiabilité mais aussi pour évaluer plus précisément son potentiel en matière d’économies d’énergie. Un test grandeur nature qui donne l’occasion à l’opérateur francilien de rappeler qu’un usager de ses rames émet en moyenne dix fois moins de CO2 par kilomètre qu’un voyageur en voiture particulière (5,7g de contre 55g) .













