Biotechnologies marines : de belles perspectives pour la France
par | 26.08.09
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Xavier Pinardon, responsable de missions chez Alcimed.
Alors que les conclusions du Grenelle de la mer ont très récemment été étudiées au plus haut niveau de l’Etat français, Xavier Pinardon, responsable de missions au sein de la société de conseil et d’aide à la décision Alcimed, revient sur le potentiel de croissance des biotechnologies marines et les grands domaines d’application explorés par les entreprises innovantes de ce secteur.
Le rapport rendu le 9 juin 2009 clôturant le Grenelle de la Mer réaffirme que le secteur des biotechnologies marines constitue un vivier de PME innovantes, dont les innovations apportent des réponses à certains grands enjeux du développement durable. L’un des groupes de travail a notamment suggéré la mise en place d’un dispositif national permettant aux start-up en biotechnologies marines de se développer, plutôt que de se voir trop tôt absorbées par de plus grandes entreprises.
Rappelons que les biotechnologies marines désignent à la fois la recherche et l’utilisation de bioressources marines telles que les micro-organismes (micro-algues, bactéries, champignons marins et virus), les invertébrés, les co-produits de la pêche, les macro-algues, ainsi que l’utilisation d’outils biotechnologiques (screening, analyse moléculaire, génie génétique, développement in vivo / in vitro…) et d’industrialisation, notamment en aquaculture.
A l’échelle européenne, de nombreuses start-up en biotechnologies marines sont positionnées sur les grands marchés tels que l’agroalimentaire, la santé, la cosmétique, l’énergie ou encore l’environnement… Autant de débouchés prometteurs pour leurs innovations.
La valorisation de bioressources marines dans le domaine de la cosmétique est une pratique déjà bien ancrée. En France, il existe un tissu très riche de PME qui valorisent les bioressources marines pour des usages cosmétiques. Les projets de R&D publique/privée conduits au sein du Pôle Mer Bretagne sont à l’image de l’innovation française en la matière avec, notamment, le projet Aquactifs, réunissant entre autres les entreprises Biocéan et Agrimer, et le projet Ulvoligo réunissant l’entreprise BioEurope, la station biologique de Roscoff et le Centre d’Etude et de Valorisation des Algues de Pleubian.
En agroalimentaire, les bioressources marines sont de plus en plus utilisées pour sélectionner de nouvelles molécules, qui entrent ensuite dans la production des aliments fonctionnels ou des compléments alimentaires. Ainsi, des sociétés norvégiennes comme Pronova Biopharma et Omegatri valorisent les huiles de poissons comme source d’Oméga 3. De son côté, la société française Roquette a récemment lancé un programme très ambitieux (AlgoHub) de plus de 28 millions d’euros sur cinq ans visant à étudier le potentiel des micro-algues pour la production de nouveaux compléments alimentaires.
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