Cleantech Republic

Lundi 15 mars 2010

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« Les piscines naturelles proposent une approche sans produits chimiques »

Bâtiment | Aucune réaction

par Baptiste Roux Dit Riche | Cleantech Republic | 27.08.09

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Marc Cotentin Euphorbia Piscines

Avec la fin de l’été qui approche, l’heure est aux dernières baignades ensoleillées. En rêvant pourquoi pas à une future piscine « naturelle » dans son jardin. Des réalisations d’un nouveau genre qui permettent de limiter l’impact sur la nature du barbotage en famille mais qui restent plus coûteuses et contraignantes que les traditionnels carrés bleus. Entretien avec Marc Cotentin du bureau d’études Euphorbia Piscines .

Cleantech Republic :  La mode est à la baignade « écolo » mais une piscine peut-elle être vraiment durable  ?

Marc Cotentin : Non, car une piscine demande beaucoup d’eau et d’électricité. Donc si on pousse le raisonnement, la baignade « écologique » n’existe pas. L’idée des piscines naturelles c’est plutôt de proposer une approche différente dans laquelle les produits chimiques comme le chlore ou le brome ne sont pas utilisés. C’est d’autant plus crucial qu’on détecte chez certains baigneurs des allergies respiratoires et cutanées.

Il est donc légitime de parler de piscines naturelles ?

Pas tout à fait, car les termes sont biaisés. Chaque fabricant a déposé son propre nom, il n’y a donc rien d’officiel. A nos clients, nous parlons plutôt de piscines que de bassins car c’est plus rassurant, même si dans le cadre de la réglementation ce n’est pas exact. Une piscine doit en effet être désinfectée et désinfectante. Voilà pourquoi, sauf exception délivrée par la DDASS, un bassin naturel ne sera pas agrémenté pour un usage public.

Au premier abord, ces projets semblent chers et complexes à construire…

C’est évidemment plus cher qu’une piscine classique car il faut prévoir une plus grande surface. Par exemple, pour un bassin de baignade de 50m², il faudra une installation de 120m². Et c’est également plus compliqué car on travaille sur du vivant. Une canicule ou un gros orage peuvent complètement dérégler l’équilibre du bassin. Cela demande une certaine patience alors qu’avec une piscine classique on a vite tendance à bombarder de chlore. A l’origine, la baignade écologique intéressait des gens sensibles et bien renseignés. Aujourd’hui c’est davantage un phénomène de mode, il y a donc un plus gros travail d’information auprès des clients.

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