« Les piscines naturelles proposent une approche sans produits chimiques »
par | 27.08.09
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Quel est le surcoût d’un bassin naturel par rapport à une piscine classique ?
Disons qu’à conception équivalente, en travaillant avec un maçon, c’est au moins de l’ordre de 30%. Après il y a une grande variété de piscines donc c’est très fluctuant. Plus que le coût c’est souvent la lourdeur de l’entretien qui décourage les clients intéressés par un bassin naturel. C’est d’ailleurs pour cela que dès la conception, on laisse une porte ouverte pour un éventuel réaménagement du bassin en une piscine classique si le client le souhaite après quelques temps.
Est-ce possible de rendre une piscine traditionnelle plus écologique ?
C’est très compliqué car dans une piscine classique, le pompage s’effectue en pression permanente. Passer à une piscine naturelle demande de gros travaux et donc de grosses dépenses. Peu de clients sont prêts à faire ces efforts là. Après on peut déjà opter pour des solutions à la marge comme la mise en place d’une pompe à chaleur pour chauffer le bassin ou des traitements moins chimiques (ndlr : billes minérales, électrolyse…)
A qui s’adresser pour un projet de bassin naturel ?
Il y a trois ou quatre grandes marques en franchise qui trustent le marché : Bioteich, Bionova ou Teichmeister. Ce sont des sociétés suisses, autrichiennes ou allemandes. Elles disposent d’un réseau d’installateurs sur tout le territoire à qui elles assurent une communication importante. La plupart du temps, la conception est gérée par l’entreprise mère c’est-à-dire que les études sont réalisées au siège. Pour le consommateur, l’intérêt c’est l’assurance d’une grand marque même si les coûts s’ajoutent en cascade. Faire appel à un indépendant permet souvent de réduire les frais fixes. Chez Euphorbia, nous travaillons comme bureau d’études c’est-à-dire que la construction est laissée à un maçon ou au propriétaire lui-même. Nous travaillons sur des principes que nous maîtrisons et que nous adaptons ensuite en fonction de chaque projet.
La tendance « naturelle » va t-elle bientôt toucher les piscines publiques ?
Pour l’instant cela reste interdit. C’est un peu la conséquence d’une tendance au « tout sanitaire ». Il y a une seule piscine autorisée en France, à Combloux en Haute Savoie. Mais elle reste sous surveillance de la DDASS avec notamment un nombre limité d’usagers. Elle a été d’ailleurs été récemment fermée pendant quelques jours. L’Afsset a également rendu récemment un avis assez défavorable sur ce sujet. Pourtant, le marché est prometteur. Nous recevons au moins une demande par semaine pour la construction d’un bassin naturel au sein d’un hôtel ou d’une maison d’hôte.
Crédit Photos :
© DR photos extraites de “Piscines, les solutions écologiques” paru aux éditions Ulmer / © Euphorbia Piscines
A lire : Piscines, les solutions écologiques
Signé par Arnaud Sperat-Czar et Anne-Laure Soulé, respectivement rédacteur en chef et journaliste du magazine professionnel Pool’Spa, cet ouvrage revient en 144 pages sur toutes les solutions qui permettent de concilier les envies de grand bain et le développement durable. Bassins naturels, piscines paysagées, économies d’énergies, les deux auteurs renseignent de façon ludique et jamais jargonesque. Le tout enrichi par près de 150 illustrations.
Editions Ulmer / Collection Habitat Ecologique
Prix de vente public TTC : 19,90 euros
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