Hydrasol propose un outil de maîtrise de l’arrosage à distance
par Baptiste Roux Dit Riche | Cleantech Republic | 02.09.09

Pas vraiment connu pour ses vertus écologiques, l’arrosage automatique des espaces verts bénéficie désormais des progrès de la tensiométrie. Une technique qui vise à tenir compte de l’état hydrique des sols pour limiter les gaspillages d’eau. Spécialiste du genre, Hydrasol propose depuis peu à ses clients un protocole de communication sans fil développé avec Viveris technologies. Présentation.
Une conception confiée à Viveris technologies
« A l’origine, en 2006, il s’agissait d’une demande d’Hydrasol. Leur métier consiste à étudier les sols pour proposer un arrosage mesuré. Il fallait donc s’adapter à leur méthodologie pour l’industrialiser afin d’augmenter leur portefeuille de clients », précise Philippe Robert, directeur commercial de Viveris Technologies. Baptisé TensioManager, ce dispositif s’appuie sur un serveur distant qui communique via un modem GSM avec des centrales placées sur le terrain. Ces dernières étant elles-mêmes reliées à des sondes tensiométriques.
Grâce à ce stratagème, le « jardinier branché » pourra suivre en temps réel, sur une plate-forme web, la teneur en eau de ses végétaux. Et donc configurer un programme d’arrosage adapté. « La principale difficulté sur ce projet consistait à bien gérer l’autonomie des équipements, estime Philippe Robert. Une centrale doit tenir le coup toute une saison avec seulement 6 piles R6 pour s’alimenter ». Autres challenges pour le bureau d’études : l’étanchéité et la fiabilité de la communication « machine-to-machine ». En attendant de se pencher bientôt sur l’automatisation des arrosages ou la suppression des câblages dans le cadre de prochains développements de la solution.
Une cinquantaine d’unités implantées
Commercialisée par Hydrasol, la centrale d’acquisition s’intègre dans une offre de prestation de services qui, pour une saison de neuf mois, se facture entre 4000 à 6000 euros. « Certains de nos clients privilégient l’avantage esthétique par rapport à l’économie d’eau. Le gain de consommation ne dépasse alors pas les 15%. A l’inverse, ceux qui souhaitent limiter au strict minimum leurs dépenses d’eau économisent au moins 30%. Pour certains clients, le retour sur investissement peut ainsi se faire en trois mois », indique Abdelkader Bensaoud, président d’Hydrasol.
Sa société compte déjà une cinquantaine d’unités en France, essentiellement pour des collectivités. Les marchés du résidentiel et des entreprises semblent eux plus compliqués à toucher, souffrant notamment de la méfiance des prestataires chargés de réaliser et gérer les plantations. Autre secteur porteur pour Hydrasol, le sport et ses milliers d’installations : « un golf, c’est 50 000 litres d’eau par jour soit l’équivalent d’une ville de 30 000 personnes. Il me semble qu’il y a beaucoup à faire, il faut juste se donner les moyens », souligne Abdelkader Bensaoud. Le prestataire lorgne ainsi sur le marché des pelouses de football et équipe déjà le Stade Yves du Manoir de Colombes, antre des rugbymen ciel et blanc du Racing Métro 92. Pas sûr pour autant que Chabal et ses coéquipiers aient une pensée samedi pour Hydrasol lors de leur match face à Perpignan. Sous leurs crampons pourtant, le nec plus ultra la tensiométrie française.
Hydrasol en bref
Création : 1999
Effectif : 3 à 4 personnes
Chiffre d’affaires : 350 000 €
Références : Tramway Paris, Stade Jean Bouin, Cancéropôle de Toulouse, Sytra de Lyon
Concurrents : installateurs de réseaux d’arrosage, constructeurs de travaux…
Le groupe Viveris en bref
Création : 1988
Effectif : 800 collaborateurs
Chiffre d’affaires : 60 M €
Secteurs : Aéronautique, Espace, Défense, Transport, Electronique, Environnement, Energie, Télécommunications, Médical
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