Le Japon veut mettre une centrale solaire en orbite géostationnaire
par | 07.09.09

Objectif lune… ou presque. Le ministère japonais de l’Economie a désigné mardi dernier les participants d’un consortium chargé de développer une centrale solaire spatiale pour 2030. Les recherches devraient durer quatre ans.
Au total, c’est près d’une quinzaine de sociétés, dont Mitsubishi Heavy Industries et le cabinet de designers IHI, qui va travailler sur ce projet initié par l’agence japonaise d’exploration aérospatiale. L’idée consisterait donc à capter le rayonnement solaire en dehors de l’atmosphère pour atteindre une production photovoltaïque en continu : ni saisons, ni nuages, ni périodes de nuit. A charge des chercheurs de mettre au point un système capable de transmettre l’électricité de l’espace vers la terre, sans doute sous la forme de micro-ondes. En attendant les années 30, l’opération devrait se concrétiser dès 2015 par l’envoi d’un premier satellite équipé de panneaux solaires. Une expérience qui devrait notamment permettre de tester la résistance des cellules aux débris de l’espace et autres météorites.
La nouvelle course vers l’espace
Ambitieux, ce projet de centrale solaire spatiale risque rapidement de se heurter à des réalités tout à fait terrestres. A commencer par le niveau astronomique des frais engendrés par le transport de panneaux solaires à plus de 36 000 km de la planète bleue. « Techniquement, c’est réalisable, mais le coût est prohibitif, car cela suppose d’envoyer des tonnes de matériel dans l’espace. Ensuite, la transmission par laser ou micro-ondes pose problème en termes de perte énergétique lors de l’entrée dans l’atmosphère et de sécurité pour les populations et l’environnement », explique ainsi au Figaro.fr Jean-Jacques Favier, responsable de la prospective au Centre national d’études spatiales (Cnes).
Estimé à 21 milliards de dollars, le projet pourrait couvrir la consommation électrique de près de 294 000 ménages nippons. Et cela, pour un kilowattheure estimé à 8 yens, soit 0,06 euro. Des initiatives similaires sont actuellement en cours dans d’autres région du globe. Et notamment, celle menée par les sociétés américaines Solaren, Pacific Gas et Electric utility visant à la réalisation d’une unité spatiale solaire de 200 megawatts à horizon 2015.













