Eolien en France : pas d’essoufflement de l’emploi en vue à long terme
par | 10.09.09
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La France, une terre d’accueil idéale pour l’éolien ? Disposant du deuxième gisement de vent en Europe grâce à ses couloirs venteux et ses trois façades maritimes, l’Hexagone est l’un des pays européens les plus adaptés au développement de l’éolien. Aujourd’hui, le secteur emploie 7000 personnes. Et selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER), 60 000 embauches sont attendues d’ici une dizaine d’années, soit le fruit de l’implantation de 6000 éoliennes supplémentaires sur notre territoire. Mais ces belles prévisions de la chambre syndicale ne sont-elles pas trop optimistes, notamment face aux puissants lobbies anti-éoliens qui remettent en cause l’intérêt même de l’exploitation de cette énergie.
Aujourd’hui, l’implantation d’éoliennes est soumise à des procédures lourdes et complexes. Alors que la technologie est désormais mature, et mise en place à grande échelle dans de nombreux pays comme l’Espagne et le Danemark, la France impose une des règlementations les plus dures au monde.
Les géants de l’énergie tirent le recrutement
Dans ce contexte, mieux vaut disposer de solides ressources. Ce dont disposent précisément des EDF Energies Nouvelles, GDF Suez, Vestas ou encore Areva et Alstom, des grands groupes industriels qui tirent leur épingle du jeu dans l’exploitation de parcs éoliens.
Les créations d’emplois devraient augmenter au rythme des nouveaux projets décrochés par ces poids lourds, comme l’explique Isabelle Ardouin, directrice marketing d’Eole Génération , filiale de GDF Suez, « c’est un secteur dynamique, qui développe une croissance tout à fait conséquente. Depuis fin 2008, nous avons ouvert une antenne supplémentaire en Champagne Ardennes, et créé des postes ».
Accrochés au sillage des gros exploitants, les 140 sous-traitants français officiant dans le secteur devraient bénéficier du fort développement de la filière prédit par le SER. Le spectre des métiers de ces PME est large et varié : bureaux d’études ; génie civil ; transports ; construction d’équipements électriques – de générateurs – de couronnes d’orientation – de freins à disque – de commandes électriques ; levage et montage ; raccordement électrique ; acousticiens ; paysagistes…
L’essor du marché devrait aussi avoir un impact positif sur des secteurs plus traditionnels mis au service de la filière éolienne, comme la métallurgie, la mécanique, la chaudronnerie, le BTP… Et d’autres viendront même certainement s’y greffer, face à la nouvelle demande, comme le souhaite Isabelle Ardouin, « il n’y a pas d’assembleurs en France, nous sommes dans l’obligation d’aller les chercher à l’étranger. Nous sommes très doués pour la fabrication des composants, mais pour le reste, nous sommes plutôt en retard ».
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