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Repenser la conception des conditionnements pour limiter les déchets
La meilleure façon de régler le problème des déchets n’est-elle pas d’en limiter la production dès la conception même des conditionnements ? Une évidence pour le Directeur environnement d’Auchan : « il existe des boîtes de céréales pesant 110 g pour renfermer 500 g de produits ! » L’enseigne dispose-t-elle d’une marge de manœuvre pour limiter ces aberrations ? Oui, « avec les produits de marque Auchan, nos produits premiers prix, rétorque Pierre Frisch. Car, « maitres d’œuvre des cahiers des charges, nous imposons des conditionnements moins épais ». Cette préoccupation a permis, dès 2006, d’économiser 350 tonnes d’emballage par an en supprimant une cartonnette dans l’emballage d’une pâte à tarte et en la remplaçant par un simple film imprimé ! Dans ce sens, actuellement, les magasins de l’enseigne proposent, par exemple, au rayon self-discount des céréales pour le petit déjeuner en vrac, dont les clients remplissent un sachet avec la quantité de leur convenance.

Pierre Frisch, Directeur environnement chez Auchan : « Le développement durable doit être l'affaire de tous et pas seulement celle des sauveurs professionnels de la planète. »
Autre mesure notable, le remplacement de cartons à usage unique dans les rayons fruits et légumes par des cagettes en plastique réutilisable. Cette dernière mesure résulte même du concours interne qui, depuis 2003, récompense les meilleures initiatives locales pour limiter les gaz à effets de serre, renforcer le tri des déchets ou agir en faveur de la bonne alimentation. L’effort de sensibilisation est d’importance : « 14 000 collaborateurs (sur 51 000 travaillant en CDI – NDLR) ont été formés chez Auchan aux principes du développement durable », rappelle Pierre Frisch.
La guerre aux conditionnements extravagants bat donc son plein. « Pour autant, modère Pierre Frisch, l’emballage zéro n’existera jamais. » Pas souhaitable, non plus. Leur intérêt est indéniable. Pour transporter les produits, les entreposer chez soi « et surtout, note Pierre Frisch, pouvoir conserver du frais dans de bonnes conditions, ce qui constitue, tout de même, un progrès notable ! ».
Une consommation responsable pas plus onéreuse
Bien sûr, aujourd’hui, les géants de la distribution proclament tous un engagement en matière d’environnement et de développement durable. Il convient d’admettre que ces bonnes intentions se doublent d’actes probants, concrets et parfois audacieux. Telle la décision d’Auchan, dés fin 2007, de cesser la vente de thon rouge, espèce menacée (mais toujours présente dans nos assiettes !), imposant dans le même temps à ses poissonneries (13,8 % de part de marché en France pour 45 000 tonnes de poissons vendues annuellement) une charte drastique ménageant notamment d’autres espèces fragilisées ou stipulant une garantie de fraîcheur.
D’autres initiatives, sans doute moins spectaculaires, mais tout aussi raisonnées, bousculent régulièrement les rayons de l’enseigne : arrêt de la vente en octobre 2008 des lampes à incan
descence de plus de 75 watts ; opération « 10 jours éco-citoyens », renouvelés depuis trois ans, qui veulent faire la preuve - 130 produits à l’appui - qu’une consommation responsable n’est pas plus onéreuse.
Dans la foulée, l’enseigne a lancé une campagne de récupération de jeans usagés (en échange de bons d’achats à valoir pendant un mois dans les rayons textiles des magasins), en collaboration avec l’entreprise d’insertion Le Relais, « afin de sensibiliser les consommateurs à l’importance du don dans une perspective durable humaine et écologique. »
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Sur le même thème : bonnes pratiques environnementales, directeur développement durable, méthanisation














Sisou | 27.09.09 à 06.55
très belle idée, bravo