Le captage et le stockage du carbone en cinq questions
par Baptiste Roux Dit Riche | Cleantech Republic | 25.09.09
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A défaut d’empêcher les rejets de gaz à effet de serre, pourquoi ne pas capter le CO2 pour le stocker sous terre ? Une idée simple qui anime depuis plusieurs années chercheurs, responsables gouvernementaux et industriels. Seulement à l’heure des premières expérimentations, le concept s’attire aussi les critiques d’organisations écologiques. Etat des lieux.
De quoi s’agit-il ?
De technologies visant à capter une partie des 3,5 milliards de tonnes de carbone non absorbées par les puits de carbones naturels (océans, végétaux et sols). Ces émissions proviennent pour 60% de l’activité des centrales techniques et des sites industriels. Voilà pourquoi les chercheurs et industriels ciblent tout particulièrement ces sources d’émissions massives et localisées. Une fois capté, le carbone est transporté via un pipeline vers un site de stockage sous-terrain. Les technologies de cette filière sont parfois regroupées sous le sigle CSC (Captage et Stockage du Carbone).
Où en sommes-nous ?
Portée par d’importants programmes publics et privés, la recherche sur les technologies de captage et de stockage de CO2 vise à rendre mature d’ici 2020 un secteur encore embryonnaire. En France, l’Ademe a décidé de soutenir ces procédés en allouant 100 millions d’euros de son Fonds démonstrateur de recherche à destination du CSC. Ainsi, suite à un appel à manifestation d’intérêt lancé en septembre 2008, l’agence a ainsi reçu cinq projets d’expérimentations pour l’Hexagone. Les premiers tests devraient débuter fin 2009 et pourraient durer jusqu’à sept ans. En attendant ces échéances, le petit monde du CSC devra également poursuivre son travail d’identification de l’ensemble des sites capables d’accueillir du carbone.
Quelles sont les technologies envisagées ?
En termes de captation du dioxyde de carbone, trois procédés sont actuellement disponibles : l’oxycombustion (combustion à base d’oxygène), la pré-combustion et enfin la post-combustion dans laquelle un solvant vient confisquer le CO2 dans les fumées. Cette dernière technologie semble aujourd’hui la plus avancée sur un plan industriel. En ce qui concerne le stockage, trois types de sites sont adaptés pour recueillir le carbone capté : les veines de charbon inexploitées, les sources abandonnées de pétrole et de gaz et enfin les aquifères salins.
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Olivier | 25.09.09 à 22.50
CSC = green washing à l’état pur.