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Qualité magazine (PDF)
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Baptisé Galeo et signé Christian de Portzamparc, le nouveau siège de Bouygues Immobilier à Issy les Moulineaux est certifié HQE (Crédits : Graphix Images)
Rien ne va plus pour les trois lettres, jadis plébiscitées par les politiques, les associations écologistes, les ingénieurs, les architectes, les maîtres d’ouvrage… HQE®, la Haute Qualité Environnementale garante des vertus écologiques de la construction est la proie d’une fatwa non seulement des anti-écolos (ce qu’il en reste), mais aussi des constructeurs les plus convaincus, des pionniers de la cause environnementale dans le bâtiment.
Dés 2007, l’architecte varois Rudy Ricciotti plantait son poignard sur les trois lettres, publiant un pamphlet contre « le pervers et périlleux syndrome HQE» devenu selon lui la « nouvelle dictature de la pensée ».
Même Dominique Gauzin-Müller, auteur de nombreux ouvrages sur l’architecture éco-responsable, ne cesse de dévaluer cette pratique normative, depuis le dossier « Pour en finir avec la HQE » paru dans la revue d’A en novembre 2003, à la très récente exposition Habiter Ecologique (actuellement à la Cité de l’Architecture) dont elle est la commissaire.
Alain Bornarel, l’un des pionniers de l’éco-construction comparait dans le journal Le Monde, daté du 8 octobre, la certification HQE® à « une usine à gaz » et soulignait ses lacunes.
Les architectes Nicolas Michelin et Marc Mimram en démontrent les absurdités dans la dernière revue AMC (octobre 2009)
Pourquoi tant de haine ? Que se cache-t-il derrière ce sigle fermé par un ® privatif ?
Conçue dans les années 90, à l’initiative du ministère de l’Equipement pour fixer des critères environnementaux et sanitaires aux bâtiments, la haute qualité environnementale fut définie par l’A.T.E.C. (Atelier Technique et Environnement). L’Atelier rassemblait les ingénieurs, les architectes militants et les bureaux d’études spécialisés ; ils y développèrent un langage commun, des valeurs de référence qui aboutiront à la démarche basée sur 14 « cibles » ou critères environnementaux.
L’Association HQE est née en 1996 à la suite des recherches de l’Atelier, lui donnant une autorité et y associant des maîtres d’ouvrages, des associations écologistes, des syndicats d’entreprises du bâtiment et des fabricants de matériaux. La marque HQE® a été déposée par l’AIMCC, l’Association des industries de produits de construction.
Elle devient alors omniprésente dans les politiques publiques, elle est encouragée par les banques, et la Caisse des Dépôts, permettant en outre aux maîtres d’ouvrage de récupérer en fonctionnement ce qu’ils avaient investi.
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Sur le même thème : certification HQE, HQE












berchoux | 26.10.09 à 20.22
Depuis le temps que nous disions, nous les pionniers de l’écoconstruction, que seule une DEMARCHE volontaire, sensibilisatrice et éducative permettrait de faire réellement progresser les mentalités… La censure et la contrainte devenuent le langage de l’association HQE risquent fort d’anéantir nos efforts.