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HQE défend des technologies actives peu économes en énergie
Tous les spécialistes sont convaincus que la démarche HQE pourrait largement évoluer et être améliorée, non seulement en favorisant les économies de matériaux, les filières locales, mais aussi les produits recyclés, les matières renouvelables, le bois, la pierre, la terre…
La démarche HQE dévalorise aussi les principes bioclimatiques, l’implantation, l’orientation, les apports solaires passifs, le rafraîchissement et la ventilation naturelle, la lumière naturelle… pour défendre les technologies actives (ventilation double flux, panneaux solaires…) peu économes en moyen, en énergie et en entretien.
Enfin, le label ne s’intéresse pas à l’architecture, l’innovation, la santé, la biodiversité et alors qu’il titille sur des critères insignifiants (le confort olfactif…), il fait totalement l’impasse sur les questions de développement durable en oubliant deux des trois paramètres : l’économie et le social.
Faut-il continuer à tirer sur l’ambulance et à qui va profiter la mort de la HQE ?
On sait que les bâtiments représentent un défi important pour l’environnement, gros consommateur d’énergie, d’eau, de matière et principal producteur de déchets et de CO2. L’enjeu est accru par la montée des consciences écologiques, il excite les intérêts financiers et les querelles de pouvoir. Les prétendants se bousculent, les constructeurs repeignent tout en vert et l’arrivisme des jeunes consultants HQE exaspèrent les pionniers du bioclimatisme seventies.
Pourtant, la disparition de la HQE risque d’entraîner la confusion, elle demeure le label d’éco-construction le plus connu en France. En quelques années, elle a permis d’informer et de sensibiliser en masse les acteurs du bâtiment sur des pratiques vertueuses. La méthodologie a ouvert les modes de conception et de construction à l’environnement. Son « langage commun » a mené ce secteur à une pratique un peu plus intelligente et plus durable.
Avant d’enterrer la méthode, il faut prendre conscience que l’écologie est encore loin du diktat annoncé par Rudy Ricciotti. Aujourd’hui encore, la majorité des chantiers de construction persiste dans l’archaïsme du parpaing, du polystyrène, du sol plastique et de la fenêtre PVC.
Si la HQE n’évolue pas, elle est condamnée, dépassée, non seulement par le dynamisme des constructeurs ouverts à de meilleures pratiques, mais surtout par la démarche encore dominante des constructions polluantes, technophiles, énergivores et plus préoccupés de profits immédiats que d’investissements durables.
Mini-bio de l’auteur
Ivan Fouquet est architecte.
Il a co-fondé l’agence Bam en 2003 à Paris.
Il est l’un des créateurs du blog participatif baptisé Ecologs dédié à l’éco-construction.
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berchoux | 26.10.09 à 20.22
Depuis le temps que nous disions, nous les pionniers de l’écoconstruction, que seule une DEMARCHE volontaire, sensibilisatrice et éducative permettrait de faire réellement progresser les mentalités… La censure et la contrainte devenuent le langage de l’association HQE risquent fort d’anéantir nos efforts.