« Difficile de savoir à quel horizon le stockage du carbone deviendra rentable »
par | 16.10.09
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Schéma de captage et stockage du CO2 (Source wikipedia)
Avez-vous privilégié une technique de stockage ?
Pour nous, le potentiel est beaucoup plus important dans les aquifères salins que dans les veines de charbons ou les réservoirs épuisés de pétrole. Au niveau des volumes, il n’y a pas de comparaison. Après, l’avantage des anciennes exploitations, c’est que l’on possède déjà beaucoup de données sismiques à leur sujet. Mais les transformer pour y injecter du CO2 représente de nombreux coûts. Schlumberger a fait le choix de se spécialiser dans les aquifères salins, car c’est une solution qui nous semble plus économique. Elle n’est pas sans contrainte non plus. Le site doit en effet ne pas être trop salé pour éviter les risques, mais suffisamment pour que l’activité ne rentre jamais en concurrence avec la consommation d’eau potable.
En terme de coûts, le CSC deviendra-t-il prochainement rentable ?
C’est difficile à dire. Il faut espérer pour la planète que la courbe entre le prix d’une tonne de crédit carbone et le prix d’une tonne stockée s’inverse. L’Europe a donné un premier signal en intégrant le CSC à l’EU ETS. Mais on ne peut pas savoir aujourd’hui à quel horizon le stockage du carbone deviendra rentable. C’est très important, car la simple exploration d’un site peut coûter plusieurs millions euros. L’élément rassurant, c’est qu’il y a un gros potentiel.
Et donc aussi une forte concurrence ?
Aujourd’hui, il n’y a pas vraiment de lutte sur ce marché. Nous avons l’avantage d’être un acteur complètement intégré. C’est-à-dire que nous suivons un projet de ses études préliminaires jusqu’au forage. Il y a aussi des petits compétiteurs sur chaque maillon, comme le forage par exemple, mais ils ne disposent pas d’une vision globale comme la nôtre. Les pétroliers ne sont pas vraiment des compétiteurs pour nous, car ils ont plutôt un rôle d’opérateur sur les projets.
Doit-on s’attendre prochainement à des innovations en matière de stockage du carbone ?
Pas forcément, car pour l’instant nous sommes très en amont du stockage. Sortir aujourd’hui une innovation pour l’injection du carbone n’intéresserait personne. En revanche, un logiciel d’aide à la décision peut s’avèrer utile et nous allons d’ailleurs en commercialiser un prochainement. L’évolution du marché porte plutôt sur l’identification et la caractérisation des sites.
Crédit photo : Statoil
La Commission européenne soutient le captage et stockage du CO2
Dans le cadre du forum CSLF tenu à Londres le 13 octobre dernier, la Commission européenne associée aux dirigeants de 22 pays a annoncé des mesures en faveur du développement du CSC. Une démarche justifiée par Andris Piebalgs, membre de la Commission européenne chargé de l’énergie. « Les autorités publiques doivent continuer de favoriser le développement et l’utilisation des technologies CSC si nous voulons lutter avec succès contre le changement climatique. Toutefois, il convient également que le secteur privé investisse de manière significative dans ce domaine pour que les projets de démonstration soient commercialisés et que les technologies CSC atteignent la faisabilité économique ».
La directive CSC prévoit notamment d’apporter une sécurité juridique aux exploitants, mais aussi de soutenir financièrement les projets continentaux dans le domaine. Soutenus à hauteur d’1,05 milliard d’euros par plan européen pour la relance économique, ces derniers bénéficieront également de 300 millions de quotas au titre du système européen d’échange de quotas d’émission. Enfin, la Commission a également dévoilé la création prochaine d’un réseau européen des projets de démonstration CSC.
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irisyak | 18.10.09 à 21.36
Juste pour dire que la carbonatation avance très vite et Air liquide pense y arriver dans les toutes prochaines années.