Trois nouvelles formations pour les futurs spécialistes des énergies renouvelables
par | 19.10.09

Les formations environnementales prennent le virage de la spécialisation. Oubliés les profils généralistes, les futures « têtes innovantes » de l’économie verte valideront désormais des diplômes estampillés « énergies renouvelables ». Comme ceux délivrés depuis cette rentrée par l’ENSAM Paris, Polytech Montpellier ou l’UT de Troyes.
ENSAM Paris - Génie énergétique, option « Energies renouvelables »
En tête de liste des nouveaux cursus, cette formation en alternance dispose d’une option « Energies renouvelables ». Un BTS en génie industriel ou un DUT en électrotechnique suffiront à ouvrir les portes de cette formation. Elle se déroulera sur trois ans, durant lesquels les étudiants (48 au maximum) pourront se familiariser au génie climatique, sanitaire, thermique ou frigorifique ou encore à la notion de « sécurité et environnement ». Les cours et les compétences acquises en entreprise (18 mois répartis sur trois ans) donneront naissance à de jeunes ingénieurs des procédés énergétiques. Seule mauvaise nouvelle pour d’éventuels étudiants retardataires, aucune chance de s’y inscrire si l’on a plus de 26 ans.
Polytech Montpellier - EBPER
Nul besoin d’être à Paris pour se situer à la pointe des formations diplômantes « vertes ». À l’image de ce cursus d’ingénieur spécialisé en « énergies renouvelables » et basé à Perpignan. Deux parcours sont proposés, l’un orienté vers le génie des procédés énergétiques, l’autre vers la maîtrise énergétique du bâtiment. Ils formeront les étudiants aux sources énergétiques renouvelables, à la cogénération, à l’hybridation, aux écobilans, au développement durable ou à la gestion de l’énergie. Durant trois ans, la formation des élèves sera assurée par les enseignants-chercheurs associés aux grands organismes de recherche nationaux (CNRS, INRA, CIRAD, IRD, IFREMER, CEMAGREF, …) et par des partenaires industriels. Ce département est en relation étroite avec le pôle de compétitivité régional DERBI (Développement des Energies Renouvelables pour le Bâtiment et l’Industrie), ce qui permettra aux étudiants d’effectuer sans encombres leurs différents stages de fin d’année.
UT Troyes – Licence « Maîtriser l’énergie et les énergies renouvelables »
Coutumier des formations environnementales, l’université troyenne s’est donné pour objectif avec ce nouveau cursus de former des spécialistes de l’optimisation des systèmes énergétiques. Une formation qui peut prendre la suite d’un BTS ou d’un DUT en énergie, froid et climatisation, mécanique ou automatisation industrielle. Plus d’une vingtaine d’entreprises sont partenaires de cette licence, point d’ancrage pour envoyer les étudiants en stage. Elle se déroule sur deux ans après lesquels les jeunes diplômés pourront prétendre à des postes de gestionnaires de projets, de consultants techniques ou encore de chargés d’affaires.
Centrale Paris : une formation pour les professionnels
La rentrée s’est donc effectuée sous le signe du développement durable pour une ribambelle d’étudiants veinards. Pour les nostalgiques des bancs d’écoles déjà passés dans la vie active, Centrale Paris propose, elle aussi, une nouvelle formation aux énergies renouvelables. Elle traite de l’ensemble des technologies actuellement sur le marché. Seront admis au sein du prestigieux établissement, des dirigeants, des cadres supérieurs ou toute autre personne intéressée ou impliquée dans un projet « énergies renouvelables ». Un parcours limité à sept heures de formation et payant (580 euros). De quoi regretter, un peu, la bonne vieille époque du statut étudiant.
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