Mercredi 20 novembre 2019

Une réserve colossale de gaz naturel piégée dans le schiste

Energie | 4 réactions |

The New York Times | Baptiste Roux Dit Riche | Cleantech Republic | 28.10.09

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Enjeu écologique, économique mais aussi géopolitique, le gaz serait à l’aube d’une mini-révolution. En extrayant du gaz à partir de schiste certains chercheurs suscitent en effet l’espoir d’une expansion considérable des réserves mondiales. Explications.

La découverte remonte déjà à près d’une décennie. En développant une nouvelle technique de forage horizontal du schiste, des compagnies américaines décèlent les propriétés gazeuses de cette roche sédimentaire. Si la trouvaille reste relativement méconnue, elle est aujourd’hui considérée comme la « plus grande innovation de la décennie dans le secteur de l’énergie » par Daniel Yergin, président du IHS Cambridge Energy Research Associates. Selon une étude récente de son groupe de conseil, les ressources de gaz de schiste récupérables hors Amérique du Nord approcheraient l’équivalent de 211 ans de consommation de gaz naturel aux États-Unis. De quoi engendrer une véritable ruée vers le schiste chez les géologues du monde entier.

Un outil géopolitique et environnemental

Mais au-delà de l’aspect économique, ce gisement d’un nouveau type pourrait également permettre de limiter la dépendance européenne à l’égard du gaz russe. Pour mémoire, la Russie a interrompu l’hiver dernier ses livraisons de gaz naturel transitant par l’Ukraine en raison de différends entre les deux pays. Sur un plan environnemental, le schiste représente également un outil contre le réchauffement climatique. Moins émetteur de carbone que le pétrole ou le charbon, le gaz de schiste risque en effet d’intéresser des pays en croissance comme la Chine et l’Inde pour leurs besoins en électricité ou en véhicules à propulsion gaz.

De l’eau dans le gaz

Mais la nouveauté énergétique compte aussi ses opposants. L’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) rappelle ainsi que le gaz de schiste transporte de nombreuses impuretés dangereuses comme le méthane. Et qu’il nécessite d’importantes quantités d’eau pour son extraction. Assez de griefs pour s’inquiéter des actuelles prospections menées dans la vallée du Saint-Laurent en vue d’une potentielle exploitation du gaz de schiste. Une polémique locale, un enjeu mondial.

Source photo : The New York Times

La rédaction s’est posée des questions. Et vous ?

Pensez-vous que le gaz de schiste représente un outil contre le réchauffement climatique ?

Vos réactions

Olivier | 29.10.09 à 02.33

Le gaz fossile, quand on le brûle, conduit à l’émission de C02, un gaz à effet de serre.

Bref, le gaz fossile est une énergie sale d’un point de vue climatique.

Claire | 4.11.09 à 14.53

“En extrayant du gaz à partir de schiste certains chercheurs suscitent en effet l’espoir d’une expansion considérable des réserves mondiales.”
=> et le désespoir de l’expansion considérable des émissions de gaz à effet de serre et de polluants ?

Jean-Paul | 8.11.09 à 21.09

Que les Québecois se rassurent; le méthane est le constituant très majoritaire du gaz naturel; ce n’est pas une impureté…et on ne l’élimine pas avec de l’eau.
C’est un gaz à effet de serre et il brûle en produisant du CO2; ce n’est donc pas un outil contre le réchauffement climatique, mais pour le chauffage tout court…

REBOUX | 25.02.11 à 19.33

Le gaz de schiste : l aube du révolution mondiale !!!!
Commencez les forages et vous verrez …..
CA VA PETER

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