« Nous avons réduit la taille des composants sans perdre en efficacité »
Efficacité énergétique | 2 réactions
par | 12.11.09

Pascal Ancey - STMicroelectronics
Couvé au sein du pôle de compétitivité Minalogic, le projet FAST vise à réduire l’encombrement de certains composants nichés au cœur de nos téléphones portables. Pour réduire les coûts bien sûr, mais aussi pour rendre nos mobiles plus durables puisque le programme bénéficie du « label green » du cluster grenoblois. Explications en compagnie de Pascal Ancey, porteur du projet FAST chez STMicroelectronics.
Cleantech Republic : Quelle est votre ambition avec le projet FAST ?
Pascal Ancey : A travers ce projet nous voulions mettre au point une nouvelle génération de filtres « RF » dont les principales applications sont la téléphonie mobile multibande (3G et 4G, ndlr) et la connectivité courte-distance (comme le code barre 2D, ndlr). Par rapport aux technologies existantes, l’idée était de réduire le coût, la taille et la consommation de ces composants. Le projet a démarré en décembre 2007 pour se terminer à la fin de cette année.
Quelles solutions techniques avez-vous retenu ?
Notre rupture technologique consiste à filtrer le signal en passant d’une technologie à ondes de surface à une technologie à ondes de volume (BAW). Pour l’atteindre, nous avons choisi d’utiliser de nouveaux matériaux piezoelectriques. Ainsi, nous avons réduit la taille des composants sans perdre en efficacité. On passe d’une dimension d’1 mm² à 0,2 mm².
Vous souhaitiez également faire baisser les coûts ?
Oui, il faut être le moins cher possible. Une tête RF complète ne coûte que deux euros environ mais représente en volume plusieurs centaines de millions d’unités. L’un de nos point fort par rapport aux technologies existantes c’est notre niveau d’intégrabilité. Cela nous permet de faire un saut sur le marché.
Où en est le projet aujourd’hui ?
Le planning prévoyait différents « milestones ». Nous en sommes actuellement au transfert de technologies entre l’univers académique et STMicroelectronics. Nous avons déjà démontré que notre produit marchait en réalisant un certain nombre de prototypes. La collaboration entre partenaires a été très bonne. Chacun a apporté ses compétences, sa complémentarité.
Quels sont les débouchés de ces nouveaux composants ?
Au sein de STMicroelectronics, nous sommes en contact avec notre division ST-Ericsson, leader mondial des technologies sans-fil. Plus largement, le projet FAST intéresse de nombreuses grandes marques comme Nokia, Sharp ou LG. Au total, cela représente presque 80% du marché de la téléphonie.
FAST déclenchera-t-il d’autres projets de recherche ?
Dans la « chaîne RF », il y a d’autres composants qui pourraient être adaptés comme par exemple le switcher. Ce sont des innovations importantes car le filtrage représente près de 30% du coût d’un système. Pour STMicroelectronics , FAST était un projet majeur car il nous a permis à de déposer plusieurs brevets et de nous positionner sur de nouveaux matériaux.
Le projet FAST en bref
FAST : Filtres RF Commutables en Technologie BAW pour Systèmes de Télécommunications Mobiles
Partenaires
- Grande entreprise : STMicroelectronics
- PME : SERMA Technologies
- Laboratoires de recherche : CEA-Leti – IMEP
Chiffres clés :
- Budget : 10,1 M€
- Durée : 2 ans
- Effort total : 42 personnes x an
- Commercialisation : 2011
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Damien | 12.11.09 à 21.20
Apparemment Clean Tech Republic verse dans le Green Washing…. Depuis quand lorsqu’on cree un composant qui consomme un peu moins qu’on peut etre labellise “green” ????
Je ne suis pas contre le progres mais caser “green” derriere toute amelioration technologique n’a AUCUN SENS mais AUCUN. Un diesel des annees 2000 consomme moins qu’un diesel des annees 80. Pour autant va-t-on qualifier ces cochonneries de green?