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Vendredi 12 mars 2010

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L’île Maurice va utiliser l’eau de mer pour refroidir des centres de données

Green-IT | 1 réaction

par Francis Rousseau | 13.11.09

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C’est la technologie SWAC que l’île Maurice a décidé d’adopter pour le refroidissement d’un nouveau centre de données informatiques qui va s’installer sur cette île qui en compte déjà beaucoup. « Au moins 260 entreprises se sont implantées à Maurice dans le secteur des centres de données informatiques et nous sommes le premier pays au monde à proposer de refroidir ces centres de données à partir de l’eau de mer.» a déclaré le ministre des Technologies informatiques, Asraf Dulull. Le but de ce projet est de tirer avantage du positionnement géographique de Maurice pour utiliser au maximum les technologies renouvelables marines dans le cadre du programme Land-Based Oceanic Industry (LBOI) mis en place par le gouvernement mauricien et qui devrait débuter en 2010.

corps_datacenter2_091113La première phase de ce projet prévoit donc l’exploitation d’un système de refroidissement d’un centre de collecte de données informatiques de 10 000 mètres carrés dans l’ouest de l’île grâce à la technologie connue sous le nom de SWAC (Sea Water Air Cooling). Rappel de cette technologie : l’eau de mer (ou de certains lacs) profonde constitue une source quasi-inépuisable de matière liquide froide utilisable pour le refroidissement de bâtiments situés sur le littoral. À titre d’exemple, si la température de l’eau se situe en été en Méditerranée aux alentours de 13°C par 50 mètres de fond, elle est de l’ordre de 4°C par 1000 mètres de fond dans les océans.

Une première dans l’univers des datacenters

Pour ce projet une somme de 1 milliard de roupies mauriciennes (un peu plus de 22 millions d’euros) sera investie par le Board of Investment (BOI), principal investisseur en partenariat avec la State Investment Corporation avec la participation du Ministère des Technologies informatiques. A la base de cet investissement une étude du cabinet britannique Boardgroup spécialisé dans les centres de données informatiques et l’un des problèmes economico-énergétiques les plus essentiels qu’ils posent : leur refroidissement. Cette étude pointe les différents concurrents de l’île Maurice en matière de data-centre. Il en ressort qu’installer un centre de données sur l’île Maurice revient en moyenne à 0,10 dollar le KWh, soit la seconde position sur le marché, juste derrière Bahreïn avec 0,04 dollar. Les lieux les plus prisés restent encore l’incontournable place de Londres, mais aussi Singapour et l’Inde. Steve Wallage, directeur de gestion de Boardgroup consulting, précise que « l’île Maurice est un peu en retard face à des concurrents tels que Londres, mieux placés géographiquement. Pour autant, au niveau de la gestion des risques ou de la préservation de l’environnement, l’île arrive dans le peloton de tête ».

corps_datacenter3_0911131Si le secteur des nouvelles technologies représente actuellement 8 % du PIB de l’île Maurice, le gouvernement compte continuer sur sa lancée et atteindre l’objectif de 15 % fixé pour 2015. « Nous voulons faire mouvoir notre économie vers le numérique » a précisé le ministre Dulull. Le refroidissement à l’eau de mer n’est pas un concept nouveau, bien entendu, mais bien qu’utilisé dans le nautisme ou dans l’hôtellerie, il n’a jamais été appliqué dans le refroidissement d’un centre de données informatiques.

carre50_francisrousseau_091113Bio express de l’auteur
Francis Rousseau est rédacteur en chef du blog des énergies de la mer édité par 3B Conseils. Ce support assure une veille internationale d’informations sur la chaîne énergétique renouvelable liée à la mer.

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Vos réactions

Isabelle Malbranche | 21.11.09 à 18.30

Bonjour,
Une remarque cependant, le système Swac actuel (et vous omettez de le préciser) va chercher l’eau des profondeurs des océans autour des 1000m à 4°C mais rejette cette eau réchauffée autour des 20-24°C dans les eaux de surface. Niveau environnemental et concernant la biodiversité ce système peut s’avérer catastrophique (et je suis presque certaine qu’il va s’avérer catastrophique dans peu de temps) car sans être expert retirer de l’eau froide et ajouter de l’eau chaude, ceci augmente la temp, de plus l’eau des profondeurs et l’eau de surface n’ont pas les mêmes caractéristique et ceci va dérégler la biodiversité sur la zone de refoulement. Economie peut être mais n’oubliez pas que les océans sont remplis d’hydrates de méthane qui sont instable à un changement de température d’un seul petit degré.
Si vous avez plus d’info car se sujet m’interesse, imalbranche@hotmail.com
Bonne journée. Isabelle

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