Logistique et transport durable : le chemin vert est encore long
par | 19.11.09
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Des solutions existent
Plusieurs pistes sont évoquées comme pouvant conduire au transport durable, avec plus ou moins de facilité de mise en œuvre. Cependant, elles requièrent presque toutes des révolutions, ou à tout le moins des évolutions majeures. Le système de transport actuel ne répond clairement pas aux objectifs de durabilité.
Ces pistes qui tendent vers un transport durable sont organisationnelles, et concernent en partie l’entreprise elle-même (meilleure gestion des camions, meilleur remplissage des véhicules, taille des camions, meilleure planification des tournées, régulation horaire, mutualisation des chargements, inter et alter-modalité, etc.). Mais elles sont aussi, et surtout, techniques (conception d’entrepôts plus respectueux de l’environnement, choix des énergies renouvelables, gestion des déchets, usage de véhicules et de carburant plus propres).
Certaines des solutions envisageables concernent l’entreprise elle-même et se résument à des choix stratégiques internes en faveur du transport durable. Ces choix peuvent consister au choix des véhicules en fonction de leur consommation de carburant et des modes de transport par exemple.
D’autres, par contre, nécessitent une plus grande coopération entre les acteurs de la chaîne logistique. La mutualisation des chargements permettrait ainsi des gains importants quand on sait qu’en France le taux de remplissage moyen des véhicules avoisine difficilement les 60% selon les différentes estimations et que plus de 30% des trajets, notamment retour, sont parcourus à vide.
Le cofrettage, une sorte de covoiturage pour les marchandises
Il s’agirait du cofrettage qui est une sorte de covoiturage pour les marchandises. La logistique durable rejoint ainsi le supply chain management. Le nombre des acteurs impliqués entre la conception d’un produit ou d’un service et sa consommation finale est tel que les efforts d’un seul maillon de la chaîne ne sauraient suffire à réduire l’empreinte environnementale.
Cette multiplication des parties prenantes pose d’emblée le problème du pilotage de la performance environnementale du transport durable.
Les technologies dites « vertes » vont certainement être d’un grand apport pour le transport durable, et les véhicules propres contribuent de mieux en mieux au transport durable.
L’apport des systèmes d’information devient indispensable comme dans tout processus collaboratif. La communication entre parties prenantes est un pilier essentiel du transport durable.
En l’état actuel des connaissances, le transport durable (notamment le transport propre) constitue un véritable défi à la recherche technologique et scientifique. Une partie de la solution réside certainement dans des nouvelles énergies à inventer ou à découvrir et des nouvelles technologies moins gourmandes en énergie.
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