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L’intégration en question et la baisse soudaine des tarifs
La France a choisi de privilégier l’intégration au bâti en toiture en mettant en place une incitation tarifaire à même de couvrir le surcout de telles installations. C’est logiquement qu’une filière industrielle a tenté de se mettre en place pour proposer des solutions techniques adaptées. Trois ans après, le gouvernement et la CRE s’apprêtent à définitivement condamner cette technique la réservant aux installations domestiques et de bureaux. Alors qu’en septembre dernier, les surfaces industrielles entraient encore dans le champ d’application, celles-ci vont devoir absorber une baisse subite du tarif de 25% sans que soit clairement définies les techniques de pose admissibles ou non à ce tarif. Les fermes au sol et les installations en surimposition subissent les mêmes attaques puisque une dégressivité de 10% par an est envisagée à compter de 2012 alors que le tarif actuel autour de 30cts/kWh subit dès le premier janvier une baisse de 4% du fait de la modification début 2009 des formules d’indexation. Ce tarif de 30 centimes est celui de pays tels que l’Espagne et l’Allemagne qui ont au préalable efficacement conduit leur politique PV et atteint leurs objectifs. La France en est encore loin et ce tarif constitue le seuil de rentabilité pour les projets issus de la jeune filière française.
Le discours sur la sur-rentabilité des investissements tenus par la CRE et les responsables du Budget fait froid dans le dos. Les hypothèses de rentabilité des capitaux investis sont basées sur un taux de coût moyen pondéré du capital de 5,5%, qui ressemble étrangement à celui de l’emprunt obligataire de l’opérateur historique lancé il y a quelques mois. Je peux vous dire que nos entreprises ne financent pas leurs fonds propres à des taux aussi bas et que les investisseurs étrangers qui font la queue pour entrer sur notre marché ne viendront pas à de tels taux. C’est pourtant ce couple PME/investisseurs qui pourra créer les emplois attendus par l’ensemble de la classe politique. Nous nous posons vraiment la question des intentions cachées derrière tout cela.
L’exemple des DOM-TOM et de la Corse
Par Karim Megherbi, président du groupe de travail DOM-TOM de l’APESI
« Aucune limitation des puissances unitaires n’a été introduite, ce qui aurait servi le développement local et l’aménagement du territoire, en permettant la multiplication des petites installations. A cela, EDF SEI a permis aux opérateurs de se placer sur la file d’attente de raccordement sur une base quasi déclarative, simplement dans leur ordre d’arrivée, sans prendre en compte la décision de juin 2009 de la CRE sur la nécessité d’introduire des critères objectifs pour permettre aux projets les plus avancés de se raccorder en priorité. Nombreux porteurs de projets venus de la Métropole ne prennent ainsi pas la peine de déposer des permis de construire quand nos adhérents locaux ont pris la peine de le faire depuis bien longtemps. Les projets les plus adaptés aux conditions environnementales et sociales locales, fruit de plusieurs années de développement et d’études, présentant souvent des spécificités originales liées au contexte locale, sont dès lors bloqués par des opérateurs qui ont semble t-il le temps d’attendre que ces entreprises locales mettent la clef sous la porte. Ces derniers ne prennent d’ailleurs pas la peine de se faire connaître auprès des administrations locales. Nous faisons notre possible pour que la file d’attente soit purgées mais nous devons faire face à des institutions qui semblent ne pas reconnaître le caractère illégal de cette file d’attente, puisqu’elles veulent encore donner près d’un an aux porteurs de projets en file d’attente pour que ceux-ci produisent ce fameux permis de construire.»
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« Aucune limitation des puissances unitaires n’a été introduite, ce qui aurait servi le développement local et l’aménagement du territoire, en permettant la multiplication des petites installations. A cela, EDF SEI a permis aux opérateurs de se placer sur la file d’attente de raccordement sur une base quasi déclarative, simplement dans leur ordre d’arrivée, sans prendre en compte la décision de juin 2009 de la CRE sur la nécessité d’introduire des critères objectifs pour permettre aux projets les plus avancés de se raccorder en priorité. Nombreux porteurs de projets venus de la Métropole ne prennent ainsi pas la peine de déposer des permis de construire quand nos adhérents locaux ont pris la peine de le faire depuis bien longtemps. Les projets les plus adaptés aux conditions environnementales et sociales locales, fruit de plusieurs années de développement et d’études, présentant souvent des spécificités originales liées au contexte locale, sont dès lors bloqués par des opérateurs qui ont semble t-il le temps d’attendre que ces entreprises locales mettent la clef sous la porte. Ces derniers ne prennent d’ailleurs pas la peine de se faire connaître auprès des administrations locales. Nous faisons notre possible pour que la file d’attente soit purgées mais nous devons faire face à des institutions qui semblent ne pas reconnaître le caractère illégal de cette file d’attente, puisqu’elles veulent encore donner près d’un an aux porteurs de projets en file d’attente pour que ceux-ci produisent ce fameux permis de construire.»














Jean | 23.12.09 à 12.32
En effet, je partage votre sentiment observant des désistement d’investisseurs face ces non dits….
Espérons une clarification rapide et un revirement de tendance……