Les véhicules électriques changés en piles d’énergie éolienne grâce au Smart Grid
Efficacité énergétique | Aucune réaction
par | 22.12.09
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Vous n’y aurez pas échappé. « A Smarter Planet ». Le nouveau slogan d’IBM met les solutions du géant informatique au service d’une planète plus intelligente. Autrement dit, une planète capable de répondre aux nouveaux enjeux climatiques et énergétiques du XXIème siècle. IBM s’est ainsi passionné très tôt pour le Smart Grid. En 2007, il a formé « The Global Intelligent Utility Network Coalition », un groupe de réflexion sur le sujet regroupant de nombreux énergéticiens de plusieurs pays. Mais, les compétences sur le Smart Grid, « Big Green » se les est forgées dès 2004. C’est ce que confie, dans un entretien, Pascal Bécache, Directeur du secteur Energy & Utilities chez IBM France.
Cleantech Republic : IBM intervient aujourd’hui dans de nombreux projets Smart Grid dans le monde. Historiquement, comment IBM a-t-il développé son expertise dans ce domaine ?
Pascal Bécache : Notre entrée sur ce marché remonte à 2004. Date à laquelle nous avons débuté une collaboration avec Enel, l’électricien italien. Celui-ci, à l’époque, avait deux défis à relever : résoudre les difficultés de raccordement de sites isolés dans l’Italie du nord et du centre, et éviter les pertes liées à la fraude et causées par des détournements de compteurs. Enel s’est alors fixé l’objectif de remplacer ses 30 millions de compteurs traditionnels électro-mécaniques par des compteurs intelligents. Enel est un réel pionnier du Smart Grid. Notre partenariat a duré de 2004 à 2008. Ce qui nous a permis d’aboutir à une bonne compréhension du sujet.
En quoi le chantier de Enel a-t-il été exemplaire ?
Ils ont constitué une véritable infrastructure de mesure automatisée de flux d’énergie. En passant au comptage intelligent, ils ont éclairé leur réseau. Les données de consommation peuvent être remontées et analysées, mais les compteurs peuvent aussi recevoir des ordres pour, par exemple, baisser la puissance électrique d’une résidence secondaire, arrêter l’abonnement d’un logement en cas de déménagement, etc. Au final, ils ont réduit la fraude drastiquement.
A quel niveau IBM est-il intervenu ? Et qu’a-t-il retiré de cette collaboration ?
Au cours de cette coopération, nous avons développé le logiciel d’acquisition des données de comptage. Les données sont remontées via un protocole CPL (ndlr, Courant Porteur en Ligne) des compteurs intelligents jusqu’à une passerelle, un PC qui fait office de concentrateur et de convertisseur de protocoles. Au sortir de cette passerelle, les données de comptage sont émises via GPRS/GSM vers un centre de pilotage où les informations de consommation sont stockées, traitées et analysées sur des serveurs (serveurs et baies de stockage IBM dans le cas d’Enel).
Retrouve-t-on aujourd’hui ces compétences au catalogue IBM ?
Nous avons monté une pratique de conseil sur le Smart Grid chez IBM Global Services. Et développé une activité d’aide au déploiement de compteurs intelligents chez IBM Global Technology Services. Nous mettons évidemment en avant notre offre de serveurs et de baies de stockage de données. Chez Enel, la remontée de données issues de 30 millions de compteurs se traduit par un volume de stockage qui, à l’année, atteint plusieurs téraoctets de données, voire même le pétaoctet (10^15 octets). Du côté des logiciels, nous disposons de Tivoli Netcool, notre logiciel de supervision de réseau, l’état d’un réseau Smart Grid, comme toute autre réseau, doit être surveillé en permanence pour réagir en cas de dysfonctionnement, et éviter qu’il tombe. En outre, notre logiciel Tivoli Maximo Asset Management sert à assurer la gestion de la maintenance des compteurs.
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