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Travailler avec les industriels et les distributeurs
Ciblée sur la consommation grand public, la solution de Greenext s’adresse avant tout aux industriels et aux distributeurs. Des professionnels à qui la start-up propose un abonnement pour accéder à sa base de données de 500 000 « code barres ». La consultation s’effectuant via un logiciel développé en interne et fourni « cousu main » à chaque client. Un outil sécurisé et mis à jour en permanence pour réagir aux évolutions du marché et de la réglementation.
Du côté des consommateurs, si l’idée de « verdir » ses emplettes progresse, le passage à l’acte reste encore timide. Caroline Alazard estime d’ailleurs que la généralisation de l’affichage environnemental dans les magasins devra obligatoirement s’accompagner d’un peu de pédagogie : « Cette valeur, le consommateur ne la comprend pas toujours. Il est important de lui donner des repères, des moyennes pour qu’il puisse comparer les produits entre-eux ». Une fois cette étape d’apprentissage passée, l’étiquette carbone pourrait bousculer les habitudes de consommation des Français. Et pourquoi pas dès le petit déjeuner. Le jus d’orange céderait alors sa place au jus de pomme, plus « léger » en émissions.
Sources photos : E.Leclerc, Greenext.
Retour d’expérience - « Peu de clients ont modifié leurs achats »
Thomas Pocher - E.Leclerc
Depuis un an et demi, les magasins E.Leclerc de Wattrelos et Templeuve puis celui de Lille-Fives (été 2009) ont mis en place l’affichage carbone des produits alimentaires en partenariat avec Greenext, l’ADEME et le Conseil régional du Nord-Pas de Calais. Pour Cleantech Republic, Thomas Pocher, directeur de ces trois magasins revient sur cette expérience.
Cleantech Republic : Quel était votre objectif avec cette opération ?
Thomas Pocher : Je suis issu d’une formation en marketing. Je me suis rapidement rendu compte que, dans ce domaine, il faut apporter du sens aux clients. C’est le cas de l’environnement. Dans notre région, les gens sont très sensibles à ce sujet, sans doute parce qu’ils ont vécu une désindustrialisation. Nous avions déjà travaillé avec les autorités publiques sur la réduction des déchets au sein des magasins, mais cela n’avait pas vraiment donné de résultats. J’ai dit à l’Ademe : si vous me fournissez une base de données environnementale complète des produits, je prends ! Ils nous ont alors proposé de travailler avec Greenext.
Quel premier bilan tirez-vous ?
Aujourd’hui, j’affiche en rayon l’impact carbone d’environ 20 000 articles dans trois magasins. Nous avons réalisé près de trois millions de bilans carbone simplifiés. Nous n’avons eu aucun retour négatif. Sûrement parce que nous proposons une information complète sur le caddie du client. Chez Casino, vous connaissez tous les détails d’une saucisse Casino mais vous ne pouvez pas la comparer avec celle d’une grande marque. Chez nous, l’idée c’est de dire à nos clients : vous pouvez agir sur tel ou tel produit, faites comme vous voulez. Nous avons réalisé un sondage dans les magasins, le taux d’adhésion serait de 85%. Après, dans les faits, peu de clients ont modifié leurs achats.
Cet affichage a-t-il eu des conséquences sur votre gestion des magasins ?
Oui, par exemple les clients nous disent : pourquoi proposez-vous cette pomme de Chine alors qu’elle est très coûteuse en CO2 ? Du coup, nous avons essayé de revoir nos prospectus et nos mises en avant promotionnelles afin d’être plus cohérents. Nous avons aussi lancé la valorisation des déchets et la recherche de certificats d’énergie dans les magasins. Nous avons le sentiment d’avoir pris une position de franc-tireur. Cet affichage environnemental, nous souhaitons le garder le plus longtemps possible et pourquoi pas l’enrichir progressivement avec des données comme le bio, la toxicité ou la valeur nutritive.
Greenext en bref
- Création : 2007
- Chiffre d’affaires : 1 millions d’euros en 2009 ; objectif de 5 millions d’euros en 2011
- Effectif : 12 personnes
- Certificats : ISO, Référentiel de Bonnes Pratiques AFNOR-ADEME (BPX 30-323) et norme anglaise (PAS 2050).
- Distinction : Prix de la croissance verte numérique 2009 – Catégorie « Coup de coeur »
- L’info en plus : 30 % des émissions de CO2 en France sont aujourd’hui liés à la chaîne alimentaire.
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ulrichsogood | 12.01.10 à 16.05
Très bonne initiative; toutefois:
- Le slogan est d’une simplicité décadente: “plus le chiffre est faible, mieux c’est pour la planète ! La langue française est-elle si pauvre que nous ne pouvons nous exprimer qu’en ces termes laconiques et réducteurs?
- l’arrière de l’étiquette est toujours vide, pourquoi ne pas donner un minimum d’explication dessus?