Des chercheurs américains veulent faire un tabac dans les biocarburants
Biomasse | 1 réaction |
Foxnews | | 08.01.10
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Selon eux, il s’agirait du biocarburant idéal. Dans un article publié par le Plant Biotechnology Journal, des chercheurs de la Thomas Jefferson University (Philadelphie, Etats-Unis) ont annoncé être désormais capables de produire un biocarburant à base de tabac OGM. Une innovation qui repose sur une technique inédite permettant d’accroitre la quantité d’huile puisée dans les feuilles des plantes. « Le tabac est un biocarburant très attractif car ces plantes ne sont pas utilisées dans la production alimentaire » explique Viatcheslav Andrianov, professeur au Jefferson Medical College of Thomas Jefferson University.
Une plante de tabac génétiquement modifiée
Si l’approche se veut cleantech, la méthode américaine se révèle très peu « bio ». Pour parvenir à des rendements élevés, les scientifiques ont en effet procédé à des modifications génétiques des végétaux. Alors qu’une plante de tabac typique contient de 1,7 à 4 % de pétrole par poids sec, leur espèce « corrigée » en produirait près du double. De quoi rendre Viatcheslav Andrianov très confiant en l’avenir de ce procédé « Sur la base de ces données, le tabac représente une solution intéressante et prometteuse de plantes énergétiques. Cette innovation pourrait également servir de modèle pour l’utilisation d’autres plantes de haute biomasse dans la production de biofuel ». Un discours et une méthode qui ne devraient pas calmer l’ardeur du camp des « anti-biocarburants ».
Source photo : Foxnews.com / William Rafti
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Olivier - ObjectifTerre | 16.01.10 à 05.25
Arrêtons le délire avec les solutions anti-écologiques.
Les agrocarburants de première et seconde génération constituent une impasse complète : le rendement de conversion de l’énergie solaire en biomasse par les plantes est de 0,1 à 0,3%. Ceci signifie qu’il faut d’énormes surfaces (+ eau douce + pesticides etc.) pour obtenir un tout petit peu de carburant.
Les surface consacrées à ces cultures, c’est autant moins de surfaces dédiées à l’alimentation, or nous seront 9 milliards en 2050 à vivre sur cette terre.
Imcompatibilité totale avec la philosophie du développement durable.
La seconde génration ne change strictement rien au niveau de ce rendement et les résidus végétaux doivent être laissés sur place pour nourrir les sols et ainsi réduire ainsi l’apport d’engrais pétro-chimiques.
Il est grand temps de cesser de faire croire que ces filières pourraient avoir leur place sur un site “Clean Tech”. Leur place, c’est sur un site “Dirty Tech”.