« Opposer photovoltaïque et agriculture est injuste et réducteur »
par | 26.01.10
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David Guinard, Directeur général de Photosol
Entre énergie photovoltaïque et agriculture, l’amour n’est pas dans le pré. Les Chambres d’agriculture voient les panneaux solaires comme une menace. Elles considèrent qu’implanter une centrale PV au sol va à l’encontre des objectifs de préservation du foncier agricole. Luc Guyau, Président des Chambres d’agriculture françaises, a dit pas plus tard que le 13 janvier dernier : « (…) nous souhaitons d’abord que soient couverts tous les toits de France avant de s’attaquer aux terres dont la planète a besoin pour se nourrir. »
Mais, toutes les Chambres n’ont pas un avis aussi tranché. C’est ce qu’entend démontrer dans cette tribune, David Guinard, Associé et Directeur général de Photosol. Pour lui, l’antagonisme basique entre le développement de l’énergie photovoltaïque au sol et l’activité agricole est injuste et réducteur. Cleantech Republic vous invite à découvrir les arguments détaillés d’un représentant du développement de centrales PV. Des arguments étayés qui ne contribueront qu’à faire progresser le débat.
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Le photovoltaïque ne doit pas se substituer à l’agriculture. L’argument est clair et indéniable. Les besoins alimentaires de la planète priment sur ses besoins énergétiques. Personne ne le conteste. Et en France plus particulièrement, la diminution annuelle de la surface agricole utile fait froid dans le dos : 120 000 ha par an, un département tous les six ans…
L’urbanisation est le principal consommateur de ces terres. Et si les sources de conflit d’usage sont suffisamment nombreuses, il ne s’agit pas d’y ajouter celui de l’énergie photovoltaïque particulièrement gourmande en espace en raison de rendements encore relativement faibles (de l’ordre de 16 à 18%). L’essor du photovoltaïque s’effectue donc de préférence, d’une part, sur les toitures, et d’autre part, sur des sites incultes : friches industrielles, anciennes carrières ou décharges réhabilitées trouvent ici un nouveau vecteur de valorisation économique et écologique, qui ne fait guère débat.
Plusieurs rapports sont venus étayer le débat
Cependant, ces sites ne répondent pas tous aux critères d’éligibilité, que ce soit en termes de proximité du réseau électrique, de stabilité des sols, d’intégration paysagère et d’accès routier. De même, le souhait exprimé par beaucoup de concentrer le développement du photovoltaïque sur des toitures est aujourd’hui illusoire en raison de coûts encore prohibitifs, que seules les grandes installations au sol peuvent justement contribuer à faire baisser de manière sensible.
Pour atteindre les objectifs du Grenelle de l’Environnement de 5 400 MWc à l’horizon 2020, contre à peine 230 MWc aujourd’hui, ou pour respecter les engagements de la France vis-à-vis de l’Union européenne de 23% d’énergie renouvelable, il semble difficile de s’interdire de manière dogmatique toute implantation sur des terres agricoles. Et cela, d’autant que de nombreux agriculteurs sollicitent les développeurs photovoltaïques, au titre de leur droit fondamental de disposer de leur terre et de choisir librement l’usage qu’ils souhaitent en faire.
Face à ce constat, la réflexion semble avoir évolué. Ces derniers mois, plusieurs études et analyses sont parues venant étayer le débat : en particulier, le rapport Solagro/Agence Paysage, commandé par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche ; celui de la Coordination Rurale du Languedoc-Roussillon, intitulé « L’énergie solaire photovoltaïque, une opportunité pour l’agriculture » ; ou encore celui du Cabinet Quattrolibri, qui présente de manière détaillée et illustrée, l’ensemble des enjeux de ce lien entre photovoltaïque et agriculture.
Ces rapports ont pour point commun de souligner en substance qu’il semble plus intéressant de veiller à éviter tout développement anarchique (qui aurait d’ailleurs un impact tout aussi négatif sur l’une et l’autre des deux filières) et à transformer ce qui pourrait être perçu comme une menace en une opportunité pour le monde agricole.
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HOURT GUY | 10.03.10 à 13.56
Les agriculteurs travaillent et produisent beaucoup d’aliments mais sont très mal payé et vive de subvention.Avec le photovoltaïque on produit peu mais on gagne sa vie sans travailler. Alors pourquoi pas permettre de faire un mixe des 2 productions autoriser un centrale au sol de 250kwc maximum a chaque agriculteur .Cela ne nuira pas a l’alimentation et permettra de supprimer les aides européennes.Et
pas de pesticide ni engrais chimique sur les trains occupe.Installer des plante mellifère entre les panneaux et mettre le terrain a disposition des apiculteurs